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Un contexte inflationniste avec une croissance estimée à 4,8% en 2022 (BM)


  29 Septembre      9        Economie (16527),

   

Dakar, 29 sept (APS) – La croissance économique du Sénégal pourrait s’établir à 4,8% en 2022, fait savoir la Banque mondiale dans son rapport rendu public mercredi.

’’Le taux de croissance est estimé à 4,8% en 2022. Cette décélération par rapport à l’année précédente s’explique par une baisse de la consommation privée et de l’investissement privé, négativement affectés par la hausse des prix induite par le conflit russo-ukrainien’’, indique la Banque mondiale dans son nouveau rapport intitulé ’’Pour une croissance durable et résiliente : Renforcer les écosystèmes entrepreneuriaux suite à la pandémie’’.

Selon le document, ’’la croissance devrait cependant être maintenue par une accélération de la consommation publique pour soutenir l’économie et des développements positifs dans le secteur minier, qui devraient booster la production extractive, notamment avec la découverte de nouvelles mines d’or et de phosphate (dont les perspectives de prix ont été revus à la hausse). Les investissements seront soutenus par la finalisation des projets Sangomar et GTA, associés aux hydrocarbures’’.

’’En 2021, l’économie sénégalaise a bénéficié de la reprise de la croissance mondiale, notamment avec le rebond de la demande de ses principaux partenaires commerciaux’’, souligne la Banque mondiale.

Toutefois, souligne la BM, ’’les tensions géopolitiques et les pressions inflationnistes ont affecté les moteurs de la croissance et le pouvoir d’achat des ménages en 2022’’’.

Dans son rapport, l’institution de Bretton Woods souligne que ’’le déficit budgétaire devrait s’améliorer légèrement mais en restant supérieur à 6% du PIB, pour une troisième année consécutive en 2022’’.

Il ajoute que ’’l’endettement public, notamment externe, s’est significativement accru depuis 2019 et les pressions extérieures persistent, avec des importations en hausse’’.

Selon le rapport, la croissance réelle du PIB qui s’est significativement accélérée en 2021, est estimée à 6,1% (3,3% pour le PIB par habitant), essentiellement tirée par la reprise de la consommation privée et de l’investissement.

Toutefois, tempère-t-il, ’’les moteurs de la croissance seront affectés par le contexte inflationniste en 2022 avec une croissance estimée à 4,8% (2,1% pour le PIB par habitant)’’.

Soulignant ’’un rebond économique fragilisé par les impacts du conflit en Ukraine’’, le spécialiste pays à la BM, Alexandre Henry préconise ’’une amélioration de la productivité à travers l’adoption de nouvelles technologies, face notamment à un déficit budgétaire qui restera détérioré pour une troisième année consécutive, au-delà des 6%’’.

’’Le rebond de l’économie qui a été observé au Sénégal au cours de l’année 2021 a été fragilisé par les impacts du conflit en Ukraine, essentiellement via le facteur prix dont l’augmentation a affecté le moteur de la croissance et le pouvoir d’achat des ménages’’, a fait savoir, mercredi, le spécialiste pays à la BM, Alexandre Henry.

L’économiste s’exprimait ainsi en présentant le volet macroéconomique du rapport de la BM sur la situation économique au Sénégal, intitulé ’’pour une croissance durable et résiliente : renforcer les écosystèmes entrepreneuriaux suite à la pandémie’’.

Selon lui, le déficit budgétaire restera détérioré et cela, pour une troisième année consécutive, au-delà des 6%. Ce qui ’’pèsera sur la dette publique et rendra le Sénégal plus vulnérable aux risques budgétaires’’.

Revenant sur la deuxième partie du rapport consacrée à l’entreprenariat, et sur la manière de renforcer l’écosystème entrepreneurial pour soutenir la reprise économique, l’expert Meriem Ait Ali Slimane, a pour sa part avancé que ’’la Covid-19 a eu un impact négatif sur l’économie réelle’’.

Selon elle, ’’90% des entreprises ont connu une baisse de leurs ventes en avril 2020, des ventes qui avaient diminué de 53% lors de la première vague, en moyenne, avant de se redresser légèrement lors de la deuxième vague, avec des effets divers selon les secteurs’’.

En réponse à la crise, ’’les entreprises ont adopté les technologies numériques à un rythme sans précédent. Et les études montrent que les entreprises qui ont adopté les technologies digitales au début du Covid-19 ont bénéficié d’une reprise plus rapide’’.

Ainsi, selon, Meriem Ait Ali Slimane, pour faire face aux défis et contraintes actuels, une amélioration de la productivité basée sur les nouvelles technologies s’avère nécessaire.

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