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Un film de plaidoyer pour l’espacement des naissances présenté par des religieux


  8 Février      41        Société (37665),

   

 

Dakar, 8 fév (APS) – Le Cadre des religieux pour la santé et le développement a présenté jeudi à Dakar un film de plaidoyer qu’il a produit sur l’espace des naissances, avec l’ambition de mettre en relation les questions de santé reproductive et de planification familiale, en partant des comportements basés sur la foi et les croyances du public ciblé.
Intitulé  »Le Sénégal s’engage : la religion et la santé familiale », ce film qui fait intervenir des imams et pasteurs, a été présenté à des journalistes, au cours d’une rencontre à la Direction de la santé de la mère et de l’enfant (DSME).
« C’est un outil de plaidoyer dont le contenu relate des versets coraniques, des hadiths et des messages bibliques qui montrent que ni l’Islam ni le christianisme ne sont contre l’espacement des naissances », a expliqué le président du Cadre des religieux pour la santé et le développement, Cheikh Saliou Mbacké.
Il compte une version narration en français et arabe, et une autre sans, pour mieux expliquer, au besoin, les messages dans les langues nationales.
D’une durée de quinze minutes, il est destiné aux religieux eux-mêmes et revient sur « l’influence considérable » de ces derniers sur la société, a-t-il indiqué.
Ils sont ainsi invités à s’imprégner du fait que « la religion promeut l’espacement des naissances pour le bien-être des femmes, des enfants et l’épanouissement de la famille », a-t-il dit.
Selon lui, un programme de vulgarisation de ce film sera conduit dans toutes les régions du Sénégal, avec comme cible les religieux et les différentes communautés.
Des relais seront choisis au sein du Cadre des religieux pour la santé et le développement, pour projeter le film lors de rencontres qui seront organisées pour les religieux et pour la communauté en général.
Parlant de la réticence de certains religieux à porter le plaidoyer en faveur de l’espacement des naissances, Serigne Saliou Mbacké assure que sa structure est prête à parler à tout le monde, estimant que son argumentaire « est très clair en ce qui concerne l’espacement des naissances ».
« Si nous n’avions pas des arguments valables de la religion et l’onction de nos khalifes (guides religieux des communautés musulmanes), nous ne serions pas engagés dans ce plaidoyer », a-t-il relevé, avant d’inciter le public à regarder ce film, d’autant qu’il développe « une argumentation très solide aussi bien de l’islam que du christianisme, assez explicite ».
Il rappelle notamment que la religion recommande de prendre les dispositions nécessaires pour être en bonne santé et se prémunir de tout danger, alors que « certaines attitudes peuvent nuire à la santé et à la sécurité d’une famille », dont les grossesses rapprochées, de nature à nuire à la santé des femmes et des enfants et à mettre leur vie en danger.
L’engagement du Cadre des religieux pour la santé et le développement s’explique par le fait que ses membres « sont souvent sollicités par les fidèles pour les aider à prendre une décision libre et éclairée sur leurs préoccupations personnelles », a rapporté Cheikh Saliou Mbacké.
Au Sénégal, presque 2000 femmes meurent chaque année à cause des complications pendant la grossesse et l’accouchement, selon les dernières données rendues publiques par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).

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