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Un séminaire scientifique à l’UCC sur l’économie politique de la réforme de l’administration publique


  26 Avril      16        Science (376),

   

Kinshasa, 26 avril 2021(ACP)-Le recteur de l’Université catholique du Congo (UCC), l’abbé Pr Léonard Santedi a ouvert, lundi, au sein de cette alma mater dans la commune de Limete à Kinshasa, le séminaire scientifique sous le thème général « Economie politique de la réforme de l’administration publique en RDC ». Le recteur Santedi a salué l’importance que revêt le thème choisi au cours de ce séminaire organisé les 26 et 27 avril 2021 par la faculté des sciences politiques de l’UCC en collaboration avec l’Institution de politique de développement de l’Université d’envers (UA)/Belgique.

Six thématiques à débattre par les différents intervenants au cours de ces deux journées, sont focalisées sur la présentation du projet « Comprendre l’économie politique du système de recrutement et des rémunérations de l’administration publique congolaise », « Défis majeurs de l’administration publique en RDC et pistes de solution », « Bancarisation sans banques, la politique de la réforme du paiement des enseignants en RDC », « La loi d’airain de l’oligarchie au cours de la réforme de l’administration publique en RDC » , « Fragilité de réforme dans un Etat fragile : les administrations publiques congolaises dans le tourbillon de redevabilité multiple » et « Enjeux et défis de la réforme de l’administration publique en RDC ». Ces thématiques sont animées par les professeurs et chercheurs d’universités, Stylianos Mushonas, Pascal Isumbisho, Tom de Herdt et Albert Malukisa.

L’inefficacité de l’administration freine le décollage du développement durable de la RDC

Par ailleurs, le Pr Pascal Isumbisho dans son intervention sur « Défis majeurs de l’administration publique en RDC et pistes de solution », a fait savoir que si la RDC peine à décoller pour son développement durable, l’une des causes parmi tant d’autres, est l’inefficacité de son administration publique. Plusieurs réformes à ce sujet, a-t-il dit, ont été annoncées et entamées, pour la rendre efficace et efficiente mais aucune n’a pu aboutir de sorte que les 80 millions de Congolais n’ont pas accès aux services publics de qualité.

Les défis majeurs que rencontre cette administration publique, sont tout aussi nombreux que complexes dont les principaux ont trait au mécanisme de recrutement et de mise en retraite, la mise en place de la décentralisation administrative et des administrations déconcentrées dans les nouvelles, a-t-il indiqué. L’intervenant a aussi évoqué dans ces défis, le mécanisme de gestion des ressources humaines et de la rémunération.

Les effets de la bancarisation

Le Pr Tom de Herdt de l’Université d’envers (UA)/Belgique, a axé son intervention sur la « Bancarisation sans banques, la politique de la réforme du paiement des enseignants en RDC ». « En utilisant les données qualitatives et quantitatives, nous cartographions les politiques publiques accompagnant la mise en œuvre de la réforme. Si la réforme elle-même a été officiellement considérée comme un succès, ses effets escomptés ont té très inégaux, variant entre un progrès certain en ville et un petit désastre dans les zones rurales », a-t-il indiqué.

Pour lui, la valeur ajoutée du partenariat public-privé avec les banques n’a finalement pas pu constituer une vraie alternative par rapport à la division historique des rôles entre l’Etat et les structures ecclésiastiques dans ce secteur.

Il a soutenu que la bancarisation n’a pas pu réaliser plus de transparence dans la gouvernance de la liste de paie du personnel de l’Etat et les processus de gouvernance ont été rendus plus opaques à travers cette réforme, tout en approfondissant les inégalités existantes de la configuration spatiale et géographique de l’Etat.

Les administrations publiques congolaises dans le tourbillon de redevabilités multiples

Le Pr Albert Malukisa abordera, à la 2ème journée de ce séminaire, la thématique sur la « Fragilité des réformes dans un Etats fragile : les administrations publiques congolaises dans le tourbillon des redevabilités multiples ». Son texte selon les organisateurs, fait allusion à l’impulsion des bailleurs à la RDC qui a enregistré plusieurs réformes en vue d’améliorer la gouvernance dans les secteurs clefs tels que l’économie, les services de sécurités, la justice, la santé, les transports.

Dans un contexte où les fonctionnaires civils et en uniforme (policiers et militaires) sont réputés corrompus et indisciplinés, l’instauration ou le renforcement des mécanismes de redevabilité bureautique, a suscité beaucoup d’attention au cours de ces dernières années. Cependant, les résultats escomptés n’ont pas été atteints. Pour comprendre la persistance de la corruption et de l’indiscipline, les recherches de l’auteur, se sont focalisées sur les relations entre les agents de l’Etat et les usagers, les agents de l’Etat et leur hiérarchie, les hauts fonctionnaires et les dirigeants politiques.

Une autre thématique qui sera exploitée à la 2ème journée est celle du chercheur de l’UA, Stylianos Mushonas, sur les «  Enjeux et défis de la réforme de l’administration publique en RDC ». Il évoque dans son texte selon les organisateurs, que le processus de réforme de l’administration publique en RDC fait aujourd’hui face à d’énormes défis.

Dans sa configuration actuelle, le processus de réforme a été relancé en 2012 par le gouvernement et les partenaires notamment la Banque mondiale à travers le projet de réforme et de rajeunissement de l’Administration publique, qui arrive à l’échéance fin 2021.
Certes, le processus de réforme a certaines avancées notables telles que l’ENA et le recrutement par concours de jeunes professionnels, la création de la CNSSAP, la révision du cadre légal, les travaux effectués sur le système intégré de gestion RH et Paie, souligne l’auteur dans son texte, bien que les résultats escomptés n’aient pas tous été atteints.

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