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Une contraction de l’économie congolaise « moins forte » que des prévisions de mars 2020, selon CPM


  16 Août      20        Economie (13151),

   

Kinshasa, 16 août 2020 (ACP).- Le Comité de politique monétaire (CPM) réuni vendredi sous la direction du gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), Déogratias Mutombo, note que la contraction de l’économie congolaise devrait être « moins forte » que celle estimée sur base des prévisions du mois de mars 2020, indique un communiqué de cette structure reçu samedi à l’ACP.

Selon la source, les experts de la BCC, après avoir analysé la conjoncture sur base des derniers développements économiques, aussi bien au plan intérieur qu’extérieur, ainsi que les facteurs de risque susceptibles d’affecter la stabilité du cadre macroéconomiques, le CPM publie les indicateurs suivants à fin juillet 2020: le taux de croissance et la contraction de l’économie congolaise devraient être moins forte que celle estimée sur base des prévisions de mars, en raison notamment du bon comportement des activités dans le secteur minier à la faveur du confinement des ouvriers dans les mines, ainsi que la tendance à la bonne tenue des cours mondiaux.

La source souligne que sur base de réalisations de production à fin juin 2020, le taux de croissance en 2020 reculerait à -1,7% contre une chute estimée à -2,4%.

Toutefois, poursuit la même source, les résultats encourageants enregistrés au premier semestre conjugués aux mesures de riposte pises par les autorités pour atténuer les effets néfastes de la covid-19, ont contribué à améliorer la confiance des chefs d’entreprises au mois de juillet 2020. Le solde global d’opinions s’est amélioré, passant de -22,3% en juin à -15,1% en juillet.

Les opérations financières de l’Etat clôturées à fin juillet 2020 avec un déficit de 182 milliards FC (91 millions USD)

Par ailleurs, note le communiqué, le CPM fait remarquer pour ce qui est des finances publiques, les opérations financières de l’Etat se sont clôturées à fin juillet 2020 avec un déficit de 182.000.000.000 (cent quatre-vingt-deux milliards) FC, soit 91.000.000 (quatre-vingt-onze millions) USD, si on considère le taux de 2.000 (deux mille) FC le dollar américain, résultant d’un niveau des recettes de 604,3 milliards FC et celui des dépenses de 786,3 milliards FC.

Le comité de politique monétaire indique que ce déficit a été entièrement financé par les émissions des Bons du Trésor pour 23,7 milliards FC, soit 11,85 millions USD, ainsi que par une quotité des ressources provenant de l’appui budgétaire du Fonds monétaire international (FMI), soit 158,2 milliards FC équivalent de 79,1 millions USD.

En rythme annuel, le taux d’inflation apparait avec une légère accélération de l’inflation en juillet, soit 2,95% venant de 2,55% le mois précédent, sur fonds notamment du déficit de l’offre des biens dans un contexte de sortie des mesures de confinement, aussi bien au plan externe qu’interne. En cumul et en glissement annuel, l’inflation a atteint respectivement 12,31% et 14,59%.

Concernant le taux directeur, le CPM a décidé de resserrer davantage son dispositif de la politique monétaire, à travers le relèvement du taux directeur à 18,5% venant de 7,5%.

Quant aux coefficients de la réserve obligatoire, ils sont maintenus inchangés, soit à 13% sur les dépôts en devises à vue et à 12% sur ceux en devises à terme et à 0,0% pour les dépôts en monnaie nationale toutes maturités confondues, conclu la source.

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