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Violences meurtrières au Sénégal: les activités pédagogiques suspendues dans les Universités de Saint-Louis et de Ziguinchor jusqu’à nouvel ordre


  3 Juin      92        Education (1275), Société (44486),

 

Dakar, 03/06/2023 (MAP)- Les Conseils académiques des Universités de Saint-Louis (nord du Sénégal) et de Ziguinchor (sud) ont décide la suspension des activités pédagogiques jusqu’à nouvel ordre à cause des violences que connait le pays depuis jeudi suite à la condamnation de l’opposant Ousmane Sonko, ayant fait 11 morts et des dégâts matériels importants.

Après une réunion, « le Conseil académique de l’université Gaston Berger de Saint-Louis a décidé de suspendre toutes les activités pédagogiques jusqu’à nouvel ordre », après examen de la situation marquée par une escalade de la violence dans l’enceinte de l’université, souligne un communiqué publié samedi.

Pour sa part, l’Université de Ziguinchor a fermé ses portes jusqu’à nouvel ordre après les violents affrontements dans cette région de Casamance.

A rappeler que depuis la condamnation de  Ousmane Sonko à 2 ans de prison ferme, des heurts ont éclaté dans plusieurs universités du pays avec leurs lots de violences occasionnant des destructions massives de différentes infrastructures des ces établissements.

Des actes de violences ont éclaté jeudi et vendredi à Dakar et dans d’autres villes du Sénégal, suite à la condamnation du maire de Ziguinchor.

Suite à ces violences, le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (SAES) a ‘’condamné fermement le saccage inacceptable des biens publics et privés dans les universités’’ et appelé l’Etat sénégalais à ‘’jouer pleinement son rôle de garant des libertés individuelles et collectives’’.

‘’Fidèle à ses textes et à ses principes fondamentaux qui accordent une place primordiale à la stabilité sociale nationale à travers le dialogue et la concertation’’, le syndicat ‘’exprime sa forte préoccupation sur la situation sociopolitique nationale très tendue’’, souligne un communiqué du syndicat.

Il ‘’regrette et fustige toutes les formes de violence, s’incline devant la mémoire des disparus et présente ses condoléances aux familles des personnes disparues et au peuple sénégalais’’.

Le syndicat ‘’condamne fermement le saccage inacceptable des biens publics et privés dans les universités (supports et locaux pédagogiques, bureaux, restaurants universitaires, véhicules du patrimoine universitaire et ceux des personnels, etc.’’ , et ‘’exprime toute sa solidarité envers les camarades et les personnes victimes de ces violences et actes de vandalisme’’.

Il appelle  »au calme et à la retenue et interpelle le Président de la République, le Gouvernement, les acteurs politiques, la société civile et les forces vives de la Nation pour une pacification de l’espace public et un dialogue sincère entre tous les acteurs, sans distinction’’.

Le Sénégal, pays réputé comme un rare îlot de stabilité en Afrique de l’Ouest, a vécu jeudi l’une de ses pires journées de contestation depuis des années avec la mort de neuf personnes, selon le ministère de l’Intérieur.

Des heurts ont été signalés également hier vendredi dans la capitale Dakar, les banlieues et en Casamance (sud). Des affrontements se sont également déroulés à Cap Skirring, une station balnéaire de Casamance, faisant un mort lors de l’attaque d’une caserne de la gendarmerie par des manifestants, a indiqué le porte-parole du gouvernement Abdou Karim Fofana sur la télévision TFM.

« Ce sont des moments difficiles pour la nation sénégalaise, qu’on va dépasser », a déclaré Abdou Karim Fofana. « Ce n’est pas une manifestation populaire avec des revendications politiques », mais plutôt « des actes de vandalisme et de banditisme » de la part de « malfaiteurs », a-t-il affirmé.

Les médias locaux rapportent également qu’un garçon a été tué lors de manifestations survenues à Guinaw Rail, une commune d’arrondissement située dans le département de Pikine (ouest), portant à onze le nombre de victimes de ces violences.

Pour rétablir l’ordre et le calme, les autorités sénégalaises ont déployé vendredi des soldats des Forces armées à Dakar, avec notamment deux blindés sur la place de l’Indépendance, à quelques mètres du Palais présidentiel et aussi des véhicules sur la Corniche et au quartier Plateau et dans d’autres zones de la ville.

Par crainte des saccages, les commerces, les magasins et les banques sont restés fermés vendredi. Le gouvernement a annoncé avoir restreint les accès aux réseaux sociaux comme Facebook, WhatsApp ou Twitter pour faire cesser, selon le le ministre de l’intérieur, « la diffusion de messages haineux et subversifs ».

A l’université Cheikh Anta Diop UCAD de Dakar, théâtre d’affrontements prolongés et d’importantes destructions de biens et d’infrastructures jeudi, les étudiants ont reçu la consigne de partir et plusieurs d’entre eux ont déjà quitté le campus, après la suspension des cours jusqu’à nouvel ordre.

De même, la Ligue sénégalaise de football professionnel (LSFP) et la Fédération sénégalaise de rugby (FSR), ont reporté jusqu’à une date ultérieure la tenue de leurs activités sportives en raison des scènes de violence meurtrières qui ont éclaté après l’annonce de la condamnation de Sonko.*

Ces incidents ont poussé nombre de joueurs internationaux sénégalais à s’exprimer pour appeler à un retour au calme dans le pays. La star des Lions, Sadio Mané, estime que « trop de sang a déjà coulé depuis 2 ans » et considère qu’il « est essentiel que toutes les parties prenantes de la nation unissent immédiatement leurs efforts pour retrouver la paix ». « Attention ! Nous devons préserver notre Jeunesse, c’est notre première richesse », avertit le joueur du Bayern.

Acquitté jeudi des charges de viols et menaces de mort contre une employée d’un salon de beauté où il allait se faire masser entre 2020 et 2021, Sonko a en revanche été condamné à deux ans de prison ferme pour avoir poussé à la « débauche » cette jeune femme de moins de 21 ans.

A rappeler que Ousmane Sonko, candidat déclaré à la présidentielle de 2024, a été déjà condamné fin mars à six mois de prison avec sursis pour « diffamation » contre le ministre du tourisme.

Cette condamnation à elle seule, si elle est maintenue en cassation, menace l’éligibilité de Ousmane Sonko à la Présidentielle du 25 février 2024.

M. Sonko n’a cessé de nier les accusations, dénonçant un  »complot » pour l’écarter de la présidentielle, ce que le pouvoir réfute et dit qu’il s’agit d’une affaire privée » entre deux citoyens sénégalais.

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