GNA NASPA launches 12th annual terminal congress in Takoradi GNA Corruption: Let’s stand for our values – Emile Short GNA Ghana welcomes World Bank’s new education strategy for Western and Central Africa GNA African governments asked to increase funding to overcome learning poverty GNA 56 to participate in Carnegie African Diaspora Fellowship Program GNA 67 BRCs launched to support MSMEs GNA Evelyn Andoh, 63, wins ultimate prize for the Gold in the Oil Awards NAN Super Falcons arrive in Rabat for final preparation ahead of 12th WAFCON LINA Gov’t Makes Gains In Infrastructure, As President Weah Dedicates NAN Bulgaria mulls another sports cooperation with Nigeria, says

Le film-documentaire « Fiifiiré en pays Cuballo » projeté au festival « image et vie »


  10 Octobre      4        Arts & Cultures (1660), Cinema (104),

   

Dakar, 9 oct (APS) – Le film-documentaire « Fiifiiré en pays Cuballo » de la journaliste et réalisatrice Mame Woury Thioubou qui met en exergue l’histoire des pêcheurs à Matam est projeté à Dakar à l’occasion du festival « Image et vie » ouvert depuis samedi.

Le documentaire a été projeté à l’Ecole Barack Obama, un des sites abritant le festival dont le thème est « Art et mémoire ».

« Le fiifiiré » est une cérémonie que les anciens organisaient périodiquement. Quand les pêcheurs finissaient de pêcher et les autres de récolter, on faisait appel aux meilleurs pêcheurs et chasseurs de la contrée pour tuer les crocodiles du fleuve. Les villageois des environs y participaient. La veille, on organisait une veillée où les pêcheurs rivalisaient de talents, chacun jurant de tuer le plus grand » crocodile, explique la réalisatrice dans des propos rapportés par le journal Le Quotidien.

Dans le synopsis du document remis à l’APS, Mame Woury Thioubou, qui a fait une immersion au quartier des pêcheurs à Matam, déclare : « J’appartiens à un peuple de pêcheurs traditionnels de la vallée du fleuve Sénégal. Depuis toujours, les miens ont chassé les crocodiles et les hippopotames du fleuve en usant de formules mystiques ».

Mais, regrette-t-elle, « aujourd’hui, avec les changements qui affectent le fleuve, les crocodiles ont disparu ; les miens ne sont que des pêcheurs et il n’y a plus beaucoup de poissons ».

« Sur les ruines de ces croyances mystiques et des exploits guerriers de nos ancêtres, portés encore par le chant du +Pékaan+, la vie des habitants de mon quartier s’enlise dans la pauvreté », ajoute-t-elle.

Malgré tout, « un espoir subsiste, porté par le geste épique des femmes qui pourraient réensemencer le fleuve ».

Le festival « Image et vie » prend fin mercredi.

Le film passera ensuite au festival Masuku du Gabon du 6 au 11 décembre, a annoncé sa réalisatrice.

OID/ASB/AKS

Dans la même catégorie