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« Les armes miraculeuses », un hymne à la vie du cinéaste camerounais Jean-Pierre Bekolo


  26 Novembre      28        Cinema (104),

   

Dakar, 26 nov (APS) – Le film « Les armes miraculeuses » (Miraculous Weapons) du réalisateur camerounais Jean-Pierre Bekolo, notamment inspiré par des postulats de la Négritude, se présente finalement comme un hymne qui célèbre la vie à travers l’évocation de la mort.

Ce film, projeté dimanche soir au « complexe Sembène Ousmane » du Magic Land, dans le cadre des Rencontres cinématographiques internationales de Dakar (RECIDAK, du 22 au 28 nov), célèbre la vie à travers la mort.

Il retrace l’histoire de Djamal Irokoro, un homme condamné à mort qui attend son exécution, mais ce qui le préoccupe le plus, c’est d’apprendre la langue française, « langue de la Révolution », dit-il.

Pour le réalisateur de « Miraculous Weapons », dont la majorité des scènes ont été tournées en Afrique du Sud, en 2017, ce film « est une idée de la Négritude », son titre s’inspirant d’ailleurs du livre « Les Armes miraculeuses » du poète martiniquais Aimé Césaire.

Avec le premier président sénégalais Léopold Sédar Senghor, Césaire est un des chantres de la Négritude, un mouvement de réhabilitation de l’homme noir et de sa civilisation, créé durant l’entre-deux-guerres.

Selon Jean-Pierre Bekolo, par ce film, il s’agit « d’utiliser les armes de l’oppresseur pour nous sortir de l’oppression, c’est cela les armes miraculeuses de Aimé Césaire et de la négritude ».

Le film explore à fond les émotions à travers les trois personnages féminines qui tournent autour du condamné à mort.

« La grande question du film est de s’interroger sur ce qui va nous sauver. Et les trois femmes représentent chacune une alternative », souligne le réalisateur, avant d’ajouter : « Est-ce que c’est quelqu’un qui vient de loin (la matrice blanche), où est-ce que c’est nous-mêmes (la femme de Djamel, une Sud-Africaine) ou c’est le savoir ? « .

Ces alternatives sont incarnées par des figures féminines, et selon le réalisateur, « ce n’est pas fortuit, car c’est la femme qui donne la vie ».

« Les armes miraculeuses » rappellent curieusement « Tey » (Aujourd’hui) du réalisateur sénégalais Alain Gomis, qui célèbre aussi la vie à travers la mort.

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