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70ANS DE LA DECLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L’HOMME : LES PRISONNIERS PLAIDENT POUR UNE POLITIQUE NATIONALE DE REINSERTION DES EX-DETENUS


  10 Décembre      47       

   

 

Lomé, le 10  déc. (ATOP) – L’association Solidarité Mondiale pour les Personnes Démunies et les Détenus (SMPDD) a organisé la troisième édition de plaidoyer en faveur des détenus du Togo sous le thème « Œuvrons pour l’adoption et la mise en œuvre d’une politique de réinsertion des ex-détenus au Togo » le vendredi  7 décembre  à la prison civile de Lomé.

Cette manifestation initiée en partenariat avec le secrétariat d’Etat chargé des Droits de l’Homme et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) s’inscrit dans la commémoration des 70 ans de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH). Elle a permis d’attirer l’attention des autorités sur la nécessité d’adopter et de mettre en œuvre une politique de réinsertion des ex-détenus au Togo pour éviter la récidive qui contribue à la surpopulation carcérale.

Les prisonniers ont à travers diverses prestations (sketchs, chants, danses et poèmes) exposé les problèmes auxquels ils font face en matière de santé, de nutrition en milieu carcéral et les difficultés qu’ils éprouvent à la sortie avec le manque de travail et le rejet de leur famille et la société. Ils ont ensuite plaidé  pour l’effectivité de la liberté conditionnelle, l’amélioration de la santé des détenus et surtout pour l’adoption et la mise en œuvre d’une politique de réinsertion des détenus afin de désengorger les prisons. Le cahier de plaidoyer a ensuite été remis au ministre de la Justice, Pius Agbétomey par la porte-parole des détenus.

Cet évènement a été par ailleurs marqué par la remise de vivres et de non vivres aux prisonniers par la Miss Togo 2018, Mlle Ichabatou Gnongbo-Tchonworo dans le cadre de son programme d’actions.

Selon le ministre Agbétomey, les responsabilités sont partagées en ce qui concerne la réinsertion. Du côté des détenus, il leur a demandé de chérir la liberté plus que toute autre chose, ce qui les empêchera une fois sortie de prison de récidiver pour y retourner. « Quand vous sortez dans la rue beaucoup de gens souffrent plus que vous mais malgré leur souffrance, ils n’accepteront jamais de sacrifier leur liberté en touchant au bien d’autrui », a-t-il souligné. Il leur a également conseillé de mettre à profit le temps passé en prison pour apprendre un métier qu’ils exerceront après leur libération. Evoquant la responsabilité familiale, le ministre a laissé entendre qu’il revient aux proches parents de créer les conditions nécessaires pour accueillir leurs enfants à la maison et surtout de les aider et les accompagner à se retrouver au lieu de les juger ou de les condamner.

  1. Agbétomey a promis que l’Etat pour sa part jouera sa partition dans la mesure du possible pour qu’une politique de réinsertion des ex-détenus soit adoptée et mise en œuvre. Il a rappelé que l’Etat quel que soit sa bonne volonté ne peut pas tout faire seul, c’est pourquoi il a besoin de l’aide des partenaires pour la concrétisation de ses projets en faveur des détenus.

Le représentant résident du PNUD au Togo par intérim, Mactar Fall a rappelé l’importance de la DUDH et souligné que son institution ne ménagera aucun effort pour accompagner les initiatives allant dans le sens de la promotion et de la défense des droits de l’Homme telle que celle de la SMPDD.

Pour le chargé des projets de la SMPDD, Kodjovi Agbo les projets mis en œuvre par diverses organisations dans le cadre de la réinsertion pour accompagner l’Etat sont ponctuels, de court ou de moyen terme ce qui fait que les besoins en matière de réinsertion des détenus resurgissent. Raison pour laquelle d’après lui, leur association a jugé utile d’apporter sa contribution au grand chantier que constitue la réinsertion. Dans cette optique, dit-il, la SMPDD a mis en place une nouvelle structure dénommée centre de transit pour les ex-détenus qui offre un service d’aide à la réinsertion comprenant l’accueil, l’hébergement, l’accompagnement socio-professionnel et l’assistance sociale.

Pour davantage d’impact, leur association poursuit-il appelle l’Etat et les partenaires à les soutenir dans cette initiative pour qu’elle ne soit pas un feu de paille ou une simple illusion. Au-delà, ils  insistent pour que l’Etat adopte et mette en œuvre une politique nationale de réinsertion  des détenus des prisons du Togo.

Le président de la SPMDD, Coco De Koffi  a renchéri en soulignant que la réinsertion est une affaire de tous qui appelle l’ensemble des acteurs sociaux à œuvrer afin de la rendre plus effective et efficace pour réduire la surpopulation carcérale au Togo.

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