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Le film « Yao », une invitation à une pérégrination sur fond de découverte


  12 Décembre      31        Cinema (104),

   

Dakar, 12 déc (APS) –  »Yao », film du réalisateur français, Philippe Godeau, projeté en avant-première mondiale mardi dans la soirée à Dakar, dresse, par le biais de la pérégrination des deux acteurs principaux, une sorte de carte postale du Sénégal, partant, une plongée dans l’univers des paysages et réalités du continent africain.

Ce long métrage d’une heure quarante-cinq minutes est, en réalité, une sorte d’invite à un voyage à partir de Dakar, ville moderne, avec son Musée des civilisations noires, ses hôtels, entre autres, jusqu’ Kanel, village du jeune Yao, dans le nord du pays en passant par Thiès, Saint-Louis, Podor, Lompoul et Dioffior.

 »Yao », interprété par Lionel Louis Basse un acteur non professionnel, est un jeune garçon de 13 ans, fan de Seydou Tall (interprété par Oumar Sy), dans le rôle d’un célèbre auteur français invité à Dakar pour promouvoir son livre.

Ayant eu vent de la venue dans la capitale sénégalaise de son idole, Yao prend la décision de se faire dédicacer un exemplaire du livre l’auteur de quelques pages, abimé par une chèvre. Pour cela, il fugue, brave seul 387 kilomètres de chemin, en auto-stop et en prenant le train pour se rendre à Dakar.

Impressionné par cet exploit, l’auteur décide alors de raccompagner le jeune garçon, une manière également pour lui de faire un retour aux sources dans la mesure où il originaire de la localité du jeune homme.

D’ailleurs, Oumar Sy joue avec retenu sur certaines scènes, un silence par moment aux allures de méditation sur ses origines, la dureté d’un retour à la réalité. N’enlevant, cependant, en rien à la personnalité et à la caractéristique de l’acteur français. Dans Yao, il n’a pas perdu l’humour qu’on lui connaît.

En réalité, le film  »Yao » dresse une carte postale du Sénégal avec ses réalités sociales, ses contrastes entre les villes et les campagnes, ses traditions toujours vivaces. Néanmoins, la fiction de Philippe Godeau charrie des clichés sur le Sénégal, sur l’Afrique, un espace de corruption.

 »Étant adolescent, j’ai fait le voyage en Afrique avec mon père. Ce voyage a fait de moi ce que je suis aujourd’hui. J’avais envie grâce au cinéma de transmettre ce que ce voyage m’a laissé, notamment en termes de valeur. Le film se situe dans la transmission, la découverte et immersion dans les origines », a expliqué son réalisateur.

L’actrice malienne, Fatoumata Diawara et la sénégalaise, Germaine Acogny qui a interprétté  »Prière » une pièce de danse dans  »Yao », ont également joué leur partition dans ce film dont la sortie nationale est prévue le 25 janvier prochain, deux jours après sa sortie officielle en France.

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