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UN EXPERT RELÈVE L’IMPORTANCE DE LA CRITIQUE D’ART POUR LA « LISIBILITÉ » DE LA CRÉATION ARTISTIQUE


  3 Février      57        Plastic Arts (50),

   

Dakar, 3 fév (APS) – L’importance de la critique d’art se mesure à sa contribution à une meilleure « lisibilité » de la création artistique, en vue d’amener le grand public à accéder plus facilement aux œuvres d’art et à les comprendre et à les interpréter, souligne l’ancien directeur des arts à la retraite Alioune Badiane, insistant sur l’importance de cette discipline dans la promotion de la création.

« C’est le critique d’art qui doit aider à la lisibilité des œuvres d’art. J’ai toujours pensé que les artistes devraient être mieux connus à travers une meilleure connaissance de leur travail », a-t-il dit dans un entretien avec l’APS.

La visibilité de la création contemporaine est selon lui en train d’être réglée par la fréquence des expositions nationales et internationales.

Cette avancée doit s’accompagner d’un travail presque pédagogique relevant de la critique d’art, dont le rôle est de faire en sorte que l’œuvre d’art soit d’un accès moins difficile pour le profane, dans un milieu où il n’existe « pas beaucoup de spécialistes, ni une éducation artistique qui autorise une lisibilité immédiate » de l’art contemporain, a souligné Alioune Badiane.

« Il faut aider tous ceux qui s’intéressent à l’art », pour qu’ils puissent « accéder à la lecture des œuvres de nos artistes d’art contemporain », en particulier le grand public fait de collectionneurs, d’enseignants, d’élèves et d’étudiants, a indiqué l’ancien directeur des arts à la retraite.

Alioune Badiane, qui a toujours milité pour la lisibilité de l’art contemporain sénégalais voire africain, a publié en décembre dernier une monographie sur le peintre Papa Ibra Tall, ancien directeur des Manufactures des arts décoratifs de Thiès.

Intitulé « Papa Ibra Tall, le maître du trait », cet ouvrage de 154 pages, publié aux éditions publié aux éditions « AJA », retrace le parcours de Papa Ibra Tall (1935-2015).

Le livre retrace l’enfance et l’adolescence de l’artiste, dont les premières années ont été marquées par l’éducation religieuse qu’il a reçue à Tivaouane, la capitale sénégalaise de la tidjania, une confrérie musulmane fortement implantée au Sénégal.

Alioune Badiane revient dans son livre sur le contexte politique sénégalais de l’époque relatif à la Seconde Guerre mondiale, avec notamment le bombardement de Dakar par De Gaulle et ses alliés britanniques en 1940.

L’auteur évoque aussi le climat de la lutte pour les indépendances des pays africains, dans lequel Papa Ibra Tall avait baigné, avant la mise en place des premiers éléments de la politique artistique du premier président du Sénégal Léopold Sédar Senghor dont il s’est imprégné pour grandir artistiquement.

A travers cet itinéraire, l’auteur cherche à expliquer comment Papa Alioune Tall s’est forgé une personnalité pour arriver à servir au monde de l’art des œuvres qui continuent d’être admirées.

« En se promenant avec lui dans son itinéraire, on comprend mieux sa démarche artistique » de Papa Alioune Tall, fait valoir M. Badiane.

« C’est pourquoi on ne part pas du produit, on essaie de faire l’archéologie du produit. Cela éclaire sur bien des points les choix de l’artiste et Papa Ibra Tall en est un exemple », ajoute-t-il.

Alioune Badiane que le Sénégal compte des talents capables de porter une dynamique d’affirmation culturelle « vers d’autres horizons et parfois avec une notoriété qui ne souffre d’aucun doute ».

« Mais, souligne-t-il, cette lisibilité acquise par d’autres est loin du peu que nous savons de ces représentants ».

« Quelque part, on est bien défendu, mais on est loin de savoir à quel point on a été bien défendu parce qu’on n’a pas eu la même initiation. C’est la critique qui doit jouer un rôle important, un rôle pédagogique, et dans le cas de l’art, cela peut même aider les collectionneurs à mieux connaître le patrimoine qu’ils ont entre les mains, ou inciter d’autre à en acquérir », explique-t-il.

Aussi le livre de l’ancien directeur des arts ambitionne-t-il de « donner des clés de lecture » pour aider les collectionneurs à valoriser le patrimoine artistique dont ils disposent déjà et les inciter à en trouver d’autres.

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