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L’AFEMCI préoccupée par les violences sexuelles faites aux enfants


   

Dabou, 12 mai 2021 (AIP) – L’association des femmes magistrats de côte d’ivoire (AFEMCI) s’est inquiété des proportions que prennent les violences sexuelles faites aux enfants en Afrique en général et en Côte d’Ivoire en particulier.

Elle s’est exprimée par l’entremise d’une délégation composée de Attokpa kouassi, Sagnon Henriette, Koffi Mariz, et Mohiro Paule à l’hôtel palm club des deux plateaux lors d’un panel de la 15ième conférence biennale de l’association internationale des femmes magistrats tenue par Vidéo conférence du 7 au 9 mai depuis la nouvelle Zélande pour raisons de crise sanitaire sur le thème de « la diversité ».

S’adressant à la presse lundi 10 mai 2021, Mohiro Paule Richmonde, substitut résidente près la section de tribunal de première instance de Dabou, qui portait la voie des quatre représentantes ivoirienne à cette biennale internationale a dressé un état des lieux inquiétant de ce phénomène qui selon les chiffres officiels arrive en tête des infractions criminelles dans les dix tribunaux et 25 sections de tribunaux de première instance du pays.

A titre d’illustration, elle a cité le rapport de la division des droits de l’homme de l’organisation des Nations unies en Côte d’Ivoire ( ONUCI) de 2016 qui fait état de 1029 cas de viols affectant 1146 victimes dont 66% sont des enfants.

Dans cette même veine s’agissant des excisions le rapport pays de l’UNICEF a fait savoir la porte-voix des femmes magistrats ivoirienne que 10% des filles de 0 à 14 ont été excisées dont plus de la moitié ont moins de cinq ans.

Pour l’AFEMCI, ce phénomène qui revêt un caractère silencieux trouve ses raisons dans la sociologie africaine, d’une part qui perçoit l’enfant comme appartenant à la communauté, d’où proviennent ces agressions sexuelles, privilégiant ainsi les arrangements à l’amiable pour préserver l’harmonie communautaire et familiale au détriment de la victime et d’autre part de la persistance de certaines pratiques coutumières notamment des rites initiatiques, ainsi que les pesanteurs sociales qui accordent une large place au respect du sage, du guide dont la parole fait ombrage au triomphe de la justice.

Tout en notant la réalité inquiétante du phénomène, l’AFEMCI se réjouit de l’engagement de nombreuses structures étatiques et non gouvernementales de lutte pour son éradication.

Au plan politique cela se traduit par les initiatives des pouvoirs publiques et des forces vives de la nation dans le respect des engagements internationaux, la mise en place d’une stratégie nationale de lutte et d’autre part par une réforme substantielle du cadre juridique, plus sévère et plus limpide, le pays ayant ratifié plusieurs conventions internationales.

Mme Mohiro a noté cependant que ce leadership en la matière n’est pas accompagné par la mise en place d’infrastructures de prises en charge dotées de moyens, au regard du suivi des victimes.

La porte voie de l’AFEMCI à ce panel a fait savoir que les violences sexuelles faites aux enfants sont une réalité en Côte d’Ivoire, mais la lutte contre ce fléau ne peut prospérer qu’en brisant les tabous et en mutualisant les efforts. Si la répression en matière judiciaire est renforcée il n’en va pas de même pour les structures de prise en charge.

L’AFEMCI préoccupée par les violences sexuelles faites aux enfants


   

Dabou, 12 mai 2021 (AIP) – L’association des femmes magistrats de côte d’ivoire (AFEMCI) s’est inquiété des proportions que prennent les violences sexuelles faites aux enfants en Afrique en général et en Côte d’Ivoire en particulier.

Elle s’est exprimée par l’entremise d’une délégation composée de Attokpa kouassi, Sagnon Henriette, Koffi Mariz, et Mohiro Paule à l’hôtel palm club des deux plateaux lors d’un panel de la 15ième conférence biennale de l’association internationale des femmes magistrats tenue par Vidéo conférence du 7 au 9 mai depuis la nouvelle Zélande pour raisons de crise sanitaire sur le thème de « la diversité ».

S’adressant à la presse lundi 10 mai 2021, Mohiro Paule Richmonde, substitut résidente près la section de tribunal de première instance de Dabou, qui portait la voie des quatre représentantes ivoirienne à cette biennale internationale a dressé un état des lieux inquiétant de ce phénomène qui selon les chiffres officiels arrive en tête des infractions criminelles dans les dix tribunaux et 25 sections de tribunaux de première instance du pays.

A titre d’illustration, elle a cité le rapport de la division des droits de l’homme de l’organisation des Nations unies en Côte d’Ivoire ( ONUCI) de 2016 qui fait état de 1029 cas de viols affectant 1146 victimes dont 66% sont des enfants.

Dans cette même veine s’agissant des excisions le rapport pays de l’UNICEF a fait savoir la porte-voix des femmes magistrats ivoirienne que 10% des filles de 0 à 14 ont été excisées dont plus de la moitié ont moins de cinq ans.

Pour l’AFEMCI, ce phénomène qui revêt un caractère silencieux trouve ses raisons dans la sociologie africaine, d’une part qui perçoit l’enfant comme appartenant à la communauté, d’où proviennent ces agressions sexuelles, privilégiant ainsi les arrangements à l’amiable pour préserver l’harmonie communautaire et familiale au détriment de la victime et d’autre part de la persistance de certaines pratiques coutumières notamment des rites initiatiques, ainsi que les pesanteurs sociales qui accordent une large place au respect du sage, du guide dont la parole fait ombrage au triomphe de la justice.

Tout en notant la réalité inquiétante du phénomène, l’AFEMCI se réjouit de l’engagement de nombreuses structures étatiques et non gouvernementales de lutte pour son éradication.

Au plan politique cela se traduit par les initiatives des pouvoirs publiques et des forces vives de la nation dans le respect des engagements internationaux, la mise en place d’une stratégie nationale de lutte et d’autre part par une réforme substantielle du cadre juridique, plus sévère et plus limpide, le pays ayant ratifié plusieurs conventions internationales.

Mme Mohiro a noté cependant que ce leadership en la matière n’est pas accompagné par la mise en place d’infrastructures de prises en charge dotées de moyens, au regard du suivi des victimes.

La porte voie de l’AFEMCI à ce panel a fait savoir que les violences sexuelles faites aux enfants sont une réalité en Côte d’Ivoire, mais la lutte contre ce fléau ne peut prospérer qu’en brisant les tabous et en mutualisant les efforts. Si la répression en matière judiciaire est renforcée il n’en va pas de même pour les structures de prise en charge.

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