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Burkina : La corruption a baissé après l’insurrection mais est remontée faute de sanction (Marius Ibriga)


  5 Décembre      8        Society (31811),

   

Ouagadougou, 3 déc. 2021 (AIB)-Après l’insurrection, la corruption a baissé jusqu’au début 2017 mais comme la sanction, ne revenait pas, elle est remontée, a regretté vendredi le contrôleur général d’Etat Luc Marius Ibriga.

« Nous avons constaté après l’insurrection, une baisse de la corruption jusqu’en début 2017 parce qu’il y avait une nouvelle demande qui a vu le jour à savoir que ‘‘plus rien ne sera comme avant ‘’, a informé ce vendredi le contrôleur général d’Etat Luc Marius Ibriga.

Avec l’adoption « de la loi anti-corruption en 2015 (…) tous ceux qui étaient dans des actes de corruption ont pris du recul pour éviter de tomber sous le coup de la répression » a-t-il poursuivi.

« Mais s’étant rendu compte après, (les corrupteurs et les corrompus), que la sanction des actes de corruption, ne revenait pas, il y a eu une inflorescence de la corruption qui est remontée », a regretté le professeur de droit public à la retraite.

Le contrôleur général d’Etat Luc Marius Ibriga était l’invité de la rédaction du quotidien Sidwaya ce vendredi.

Il a salué « l’opération mains propres » annoncée par le président du Faso Roch Marc Christian Kaboré dans son discours à la Nation du jeudi 25 novembre dernier.

Il a indiqué que l’Autorité supérieure du contrôle d’Etat et de Lutte contre la corruption (ASCE-LC), qu’il dirige, peut « établir la liste de tous ceux qui ont fait des malversations pour la transmettre au chef de l’Etat ».

« Nous l’avons déjà fait. Il suffit seulement de réactualiser », a-t-il affirmé.

Il a rappelé que de par le passé, l’ASCE-LC avait demandé qu’on l’envoie à l’avance, les noms des personnes qui doivent être nommées à des postes de responsabilité pour vérification de leur probité.

Cela afin d’éviter la nomination de personnes trainant « des casseroles ».

Ils n’ont reçu qu’un seul nom dont l’ASCE-LC après vérification avait jugé le dossier de ce dernier irrecevable pour occuper un poste de ministre.

Cette personne avait été proposée pour remplacer le ministre Tahirou Barry qui venait de démissionner de son poste du département de la culture en 2017.

Finalement, c’était une autre personne qui avait occupé le poste de ministre de la culture en l’occurrence Issouf Sawadogo.

Selon Marius Ibriga, « s’il n’y a pas une opération mains propres qui emmène les uns et les autres à penser que la corruption ne peut pas être un mode d’acquisition ou d’enrichissement, cela veut dire que nous (…) allons aller vers une société plus injuste, donc plus violente ».

Le contrôleur général d’Etat a soutenu que dans les rapports de l’Autorité supérieure du contrôle d’Etat et de Lutte contre la corruption (ASCE-LC), ils ont « à plusieurs reprises souligné que l’impunité fait le lit de la corruption ».

« Aujourd’hui, sanctionner la corruption, c’est poser un acte qui remet la société dans le bon sens », a-t-il affirmé.

Dans le cadre de l’opération mains propres, le contrôleur général d’Etat et le procureur du Faso, près le Tribunal de Grande instance de Ouaga 1 ont été reçu il y a quelques jours, par le chef de l’Etat.

L’ASCE-LC à travers son premier responsable, a remis un document élaboré de concert avec le Réseau national de lutte Anti-corruption (REN LAC) au chef de l’Etat.

Le document porte sur les actions prioritaires à mener dans la lutte contre la corruption et les mécanismes pour arriver à une bonne gouvernance, a affirmé le Pr Ibriga.

https://youtu.be/zbaJaOOdaLo

« Le chef de l’Etat a promis de nous revoir avec le procureur pour les différentes orientations par rapport à l’action qu’il entend entreprendre dans ce domaine », a fait savoir le contrôleur général d’Etat.

L’intégralité de l’interview du contrôleur général d’Etat vous sera proposée très bientôt dans le quotidien public Sidwaya,  sur la web TV AIB et sur le site de l’Agence d’information du Burkina (AIB).

Burkina : La corruption a baissé après l’insurrection mais est remontée faute de sanction (Marius Ibriga)


  5 Décembre      8        Society (31811),

   

Ouagadougou, 3 déc. 2021 (AIB)-Après l’insurrection, la corruption a baissé jusqu’au début 2017 mais comme la sanction, ne revenait pas, elle est remontée, a regretté vendredi le contrôleur général d’Etat Luc Marius Ibriga.

« Nous avons constaté après l’insurrection, une baisse de la corruption jusqu’en début 2017 parce qu’il y avait une nouvelle demande qui a vu le jour à savoir que ‘‘plus rien ne sera comme avant ‘’, a informé ce vendredi le contrôleur général d’Etat Luc Marius Ibriga.

Avec l’adoption « de la loi anti-corruption en 2015 (…) tous ceux qui étaient dans des actes de corruption ont pris du recul pour éviter de tomber sous le coup de la répression » a-t-il poursuivi.

« Mais s’étant rendu compte après, (les corrupteurs et les corrompus), que la sanction des actes de corruption, ne revenait pas, il y a eu une inflorescence de la corruption qui est remontée », a regretté le professeur de droit public à la retraite.

Le contrôleur général d’Etat Luc Marius Ibriga était l’invité de la rédaction du quotidien Sidwaya ce vendredi.

Il a salué « l’opération mains propres » annoncée par le président du Faso Roch Marc Christian Kaboré dans son discours à la Nation du jeudi 25 novembre dernier.

Il a indiqué que l’Autorité supérieure du contrôle d’Etat et de Lutte contre la corruption (ASCE-LC), qu’il dirige, peut « établir la liste de tous ceux qui ont fait des malversations pour la transmettre au chef de l’Etat ».

« Nous l’avons déjà fait. Il suffit seulement de réactualiser », a-t-il affirmé.

Il a rappelé que de par le passé, l’ASCE-LC avait demandé qu’on l’envoie à l’avance, les noms des personnes qui doivent être nommées à des postes de responsabilité pour vérification de leur probité.

Cela afin d’éviter la nomination de personnes trainant « des casseroles ».

Ils n’ont reçu qu’un seul nom dont l’ASCE-LC après vérification avait jugé le dossier de ce dernier irrecevable pour occuper un poste de ministre.

Cette personne avait été proposée pour remplacer le ministre Tahirou Barry qui venait de démissionner de son poste du département de la culture en 2017.

Finalement, c’était une autre personne qui avait occupé le poste de ministre de la culture en l’occurrence Issouf Sawadogo.

Selon Marius Ibriga, « s’il n’y a pas une opération mains propres qui emmène les uns et les autres à penser que la corruption ne peut pas être un mode d’acquisition ou d’enrichissement, cela veut dire que nous (…) allons aller vers une société plus injuste, donc plus violente ».

Le contrôleur général d’Etat a soutenu que dans les rapports de l’Autorité supérieure du contrôle d’Etat et de Lutte contre la corruption (ASCE-LC), ils ont « à plusieurs reprises souligné que l’impunité fait le lit de la corruption ».

« Aujourd’hui, sanctionner la corruption, c’est poser un acte qui remet la société dans le bon sens », a-t-il affirmé.

Dans le cadre de l’opération mains propres, le contrôleur général d’Etat et le procureur du Faso, près le Tribunal de Grande instance de Ouaga 1 ont été reçu il y a quelques jours, par le chef de l’Etat.

L’ASCE-LC à travers son premier responsable, a remis un document élaboré de concert avec le Réseau national de lutte Anti-corruption (REN LAC) au chef de l’Etat.

Le document porte sur les actions prioritaires à mener dans la lutte contre la corruption et les mécanismes pour arriver à une bonne gouvernance, a affirmé le Pr Ibriga.

https://youtu.be/zbaJaOOdaLo

« Le chef de l’Etat a promis de nous revoir avec le procureur pour les différentes orientations par rapport à l’action qu’il entend entreprendre dans ce domaine », a fait savoir le contrôleur général d’Etat.

L’intégralité de l’interview du contrôleur général d’Etat vous sera proposée très bientôt dans le quotidien public Sidwaya,  sur la web TV AIB et sur le site de l’Agence d’information du Burkina (AIB).

Burkina : La corruption a baissé après l’insurrection mais est remontée faute de sanction (Marius Ibriga)


  5 Décembre      8        Society (31811),

   

Ouagadougou, 3 déc. 2021 (AIB)-Après l’insurrection, la corruption a baissé jusqu’au début 2017 mais comme la sanction, ne revenait pas, elle est remontée, a regretté vendredi le contrôleur général d’Etat Luc Marius Ibriga.

« Nous avons constaté après l’insurrection, une baisse de la corruption jusqu’en début 2017 parce qu’il y avait une nouvelle demande qui a vu le jour à savoir que ‘‘plus rien ne sera comme avant ‘’, a informé ce vendredi le contrôleur général d’Etat Luc Marius Ibriga.

Avec l’adoption « de la loi anti-corruption en 2015 (…) tous ceux qui étaient dans des actes de corruption ont pris du recul pour éviter de tomber sous le coup de la répression » a-t-il poursuivi.

« Mais s’étant rendu compte après, (les corrupteurs et les corrompus), que la sanction des actes de corruption, ne revenait pas, il y a eu une inflorescence de la corruption qui est remontée », a regretté le professeur de droit public à la retraite.

Le contrôleur général d’Etat Luc Marius Ibriga était l’invité de la rédaction du quotidien Sidwaya ce vendredi.

Il a salué « l’opération mains propres » annoncée par le président du Faso Roch Marc Christian Kaboré dans son discours à la Nation du jeudi 25 novembre dernier.

Il a indiqué que l’Autorité supérieure du contrôle d’Etat et de Lutte contre la corruption (ASCE-LC), qu’il dirige, peut « établir la liste de tous ceux qui ont fait des malversations pour la transmettre au chef de l’Etat ».

« Nous l’avons déjà fait. Il suffit seulement de réactualiser », a-t-il affirmé.

Il a rappelé que de par le passé, l’ASCE-LC avait demandé qu’on l’envoie à l’avance, les noms des personnes qui doivent être nommées à des postes de responsabilité pour vérification de leur probité.

Cela afin d’éviter la nomination de personnes trainant « des casseroles ».

Ils n’ont reçu qu’un seul nom dont l’ASCE-LC après vérification avait jugé le dossier de ce dernier irrecevable pour occuper un poste de ministre.

Cette personne avait été proposée pour remplacer le ministre Tahirou Barry qui venait de démissionner de son poste du département de la culture en 2017.

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