- FAAPA ENG - https://www.faapa.info/en -

LE PROFESSEUR DAOUDA NDIAYE EN APPELLE À PLUS DE SOLIDARITÉ À L’ENDROIT DES « DAARAS »

Thiès, 12 juil (APS) – Le professeur Daouda Ndiaye, responsable du
mouvement Actions, a lancé vendredi à Thiès, un appel en direction des
bonnes volontés et des populations en général, afin qu’elles viennent
en aide aux « daaras » (écoles coraniques) qui jouent un rôle dans
« l’épanouissement et le développement social » des populations.

Il s’exprimait à l’Hôpital régional El Hadji Amadou Sakhir Ndiéguène
de Thiès où son organisation a financé une opération de circoncision
de 100 talibés issus de 17 « daaras » de la capitale du rail.

L’appui couvre tous les frais liés à la préparation jusqu’à la
guérison des jeunes circoncis.

« Je profite de cette occasion pour remercier les Serigne de daaras et
demander aux populations de continuer à (les) aider, et surtout les
daaras parce qu’ils jouent un rôle extrêmement important dans
l’épanouissement mais également le développement social de nos
populations », a-t-il dit.

Il a annoncé que son mouvement fera d’autres actions au profit de ces
« daaras » dans d’autres domaines, tout en invitant les Sénégalais à
apporter leur contribution, chacun selon ses moyens, dans les œuvres
sociales, l’Etat ne pouvant pas tout faire.

Les « daara » sont souvent confrontés à des problèmes d’alimentation de
leurs pensionnaires, a indiqué aux journalistes Cheikh Omar Diagne,
maître de l’école coranique Mame El Hadji Assane Diagne du quartier
Diakhao, une des bénéficiaires de cette opération.

« Ne recevant aucune aide de l’Etat, c’est malgré nous que nous
laissons les enfants s’adonner à la mendicité tant décriée », a dit le
maître.

« Des parents qui ont à cœur que leurs enfants maîtrisent le Coran nous
font confiance, alors qu’ils n’ont pas les moyens, tout comme nous de
les prendre en charge », a-t-il expliqué.

Les autres difficultés qui assaillent selon lui le « daaras » sont liées
aux factures d’eau et d’électricité ainsi qu’au loyer, les locaux qui
leur sont parfois prêtés ne disposent pas des commodités requises pour
l’apprentissage du livre saint, a-t-il poursuivi.

Aussi a-t-il loué la portée du geste du professeur Daouda Ndiaye, chef
du département de parasitologie de la Faculté de médecine et de
pharmacie de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD).

« Les daara n’en auront jamais assez de tels actes de bienfaisance, vu
leurs difficiles conditions d’existence », a-t-il dit, avant d’ajouter
: « Notre objectif est de faire en sorte que les enfants mémorisent le
Coran avant d’entrer à l’école, car de nos jours toutes les
connaissances sont bonnes à acquérir. »