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LES ÉCONOMISTES EN AVANT-GARDISTES POUR ÉVITER LA MALÉDICTION DES RESSOURCES NATURELLES


  9 Décembre      9        Economie (7367),

   

Dakar, 6 déc (APS) – Les premières journées des économistes
sénégalais se tiennent jusqu’à samedi à Saint-Louis, avec l’ambition
de faire « ressortir des propositions scientifiques claires » sur la
question des ressources extractives, thème de cette rencontre.

Ces journées ouvertes jeudi portent sur le thème : « Ressources
extractives, pôles économiques et croissance inclusive ».

Elles ont pour objectif de créer un cadre d’échanges entre les
économistes sénégalais, en vue notamment de prendre la distance
nécessaire vis-à-vis de l’opposition comme du pouvoir pour « faire
ressortir des propositions scientifiques claires » et « dire la science
sur ces questions », selon les organisateurs.

« Durant notre rencontre, nous allons faire des propositions pour
éviter au Sénégal de tomber dans la malédiction des ressources
naturelles, par rapport aux pays qui ont connu ces malédictions du
pétrole et du gaz », a indiqué professeur El Hadji Abdou Aziz Ndiaye,
maître de conférence agrégé en sciences économiques, à l’université
Gaston Berger de Saint-Louis.

Selon lui, les « défis » que le Sénégal doit relever dans le cadre de
l’exploitation de ces ressources, c’est d’assurer « une gestion
harmonieuse depuis l’exploitation avec de très bons contrats », afin
que ces ressources soient bénéfiques aux générations actuelles et à
celles qui doivent leur succéder.

La rencontre constitue donc une occasion pour les économistes de
donner leurs avis sur le débat qui « secoue tout le Sénégal, notamment
sur les ressources extractives, et par ricochet, sur les pôles
économiques et la croissance inclusive », a expliqué le professeur
Ndiaye, également directeur du laboratoire de recherche en économie à
l’UGB.

Il conseille au Sénégal de « s’inspirer de modèles comme celui
norvégien », où les pouvoirs publics ont décidé de « faire des
investissements en termes de capital », pour pouvoir « permettre une
très bonne répartition de ces ressources au profit des populations ».

A l’issue de ces journées, dit-il, les économistes, dans leurs
réflexions et échanges, vont intégrer la ville de Saint-Louis, où du
gaz a été découvert, afin que « les attentes des populations (…) soient
satisfaites, en termes d’éducation, de santé, d’emploi […] ».

Il affirme que « les populations doivent bien comprendre les enjeux de
ces ressources naturelles qui appartiennent au peuple, comme cela est
inscrit dans la Constitution, afin d’être sur le qui-vive pour la
sauvegarde de leurs intérêts ».

L’enseignant-chercheur souligne en outre que les économistes se
positionnent de cette manière comme des « avant-gardistes » pour faire
des « proposions concrètes et réalistes ».

« La présence de l’Etat à travers l’ITIE [Initiative pour la
Transparence dans les industries extractives] et le Forum civil
démontre la démarche inclusive, pour que dans les débats, on intègre
l’opinion des acteurs qui vivent ces problème tous les jours », a-t-il
conclu.
BD/ASG/BK

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