GNA Ghana among countries of relative peace in Africa, says ex-head of UN peace operations GNA Police Ladies FC labours to pick a point against Sea Lions at home GNA Tema GHS to mark Child Health Promotion Week GNA PUCG matriculates fresh undergraduate students GNA Fire burns down Asante-Mampong College of Education administrative block GNA Clergyman urges Ghanaians to show love towards one another GNA Hollard Life launches MeBanb micro-insurance product ATOP ENERGIE PHOTOVOLTAIQUE : DES ARTISANS ELECTRICIENS DU BATIMENT DE LA « CRM KARA » FORMES ATOP VACCIN ANTI-COVID-19 : DE NOUVEAUX SITES DE VACCINATION DANS LE GRAND LOME ET LES REGIONS ATOP INSTITUTIONNALISATION DU ZAKAT AU TOGO : L’ACMT LANCE LE FONDS TOGOLAIS DE LA ZAKAT

’’SOUS LE VOILE DU BONHEUR’’, UN ROMAN INVITE À DIALOGUER AVEC LES FEMMES VOILÉES


  26 Février      14        Arts & Cultures (1556),

   

Thiès, 26 fév (APS) – ’’Sous le voile du bonheur’’, roman publié en 2016 aux éditions L’Harmattan par Farida Atoissi, médecin d’origine comorienne, se veut une invite à dialoguer avec les femmes voilées, au-delà des clichés véhiculés par certains médias, explique son auteure.

Farida Atoissi était invitée à partager jeudi sa pensée lors de la cinquième édition de la journée d’intégration des étudiants du campus Supdeco de Thiès, manifestation axée sur le rôle de la jeunesse dans le développement de l’Afrique.

Mme Atoissi, qui porte le grand voile islamique, aborde dans son ouvrage l’ « intolérance » dont sont victimes les femmes voilées, du fait de ce port vestimentaire qu’elles ont choisi, en conformité avec leur foi.

Dans ce livre préfacé par Cheikh Hamidou Kane, elle appelle les femmes à une « appropriation de leurs droits et de leur corps ». « C’est à peine si certains pensent que je suis médecin, parce que ma tenue ne rime pas avec ce qui est dans ma tête », dit-elle.

« C’est pourquoi j’ai eu envie d’écrire ce livre pour dire : +s’il vous plait parlez avec ces femmes-là, demandez-leur ce qu’elles sont et ce qu’elles font+ ».

« Arrêtez de faire votre film à travers la télévision qui, malheureusement, n’est pas la nôtre », ajoute l’autrice, déplorant le fait que « la plupart du temps », le public regarde la « télé d’ailleurs qui nous dit (de nous) ce que nous ne sommes pas ».

« La tenue que je porte n’est pas un frein à mon épanouissement, tout au contraire », a-t-elle assuré, rejetant la version de ceux qui veulent croire que ce vêtement leur est imposé.

Elle affirme que sa tenue l’affranchit de l’obligation de la plupart des filles de passer un « temps incommensurable devant leur miroir pour paraître très belles devant les personnes qu’elles croisent dans la rue ».

« Je ne m’habille que pour moi-même et pour la seule recherche de la satisfaction de mon Créateur, dit-elle. Je m’habille pour me couvrir du soleil, du froid pour me faire plaisir moi-même, je ne perds pas mon temps pour faire plaisir à l’autre, et non plus pour blesser l’autre ».

« Le bonheur ne se voit pas, ne se sent pas, le bonheur se vit », a dit Mme Atoissi pour qui « le bonheur n’a rien à voir avec le matériel ». Il est aussi relationnel, relève-t-elle.

Dans ce roman comportant des éléments autobiographiques, docteur Atoissi survole à travers son vécu, une diversité de problématiques, comme le mariage et les pesanteurs sociales qui gravitent tout autour, le divorce, la dépigmentation, le statut de la femme.

Elle fait aussi l’éloge de l’hospitalité sénégalaise qui lui rappelle aussi une valeur bien de chez elle, aux Comores, où « l’étranger est traité comme un roi ».

Le directeur de Supdeco Thiès, Moustapha Djité, a salué cette initiative, de nature selon lui à contribuer à la formation intellectuelle des étudiants, en cultivant chez eux l’interculturalité et la transversalité, des qualités importantes dans le management, dans un contexte de mondialisation.

Dans la même catégorie