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Journée mondiale des réfugiés : les réfugiés du Gabon plaident pour des questions de sécurité humanitaire

Libreville, 20 Juin (AGP) – À l’occasion de la 18ème journée mondiale des réfugiés, organisée ce mercredi 20 juin à Libreville, les réfugiés et demandeurs d’asile résidants au Gabon, ont souhaité que le Gabon leur accorde une attention particulière par rapport à leurs problèmes quotidiens que sont : la santé, l’éducation, l’emploi au même titre que les nationaux.

La journée mondiale des réfugiés, célébrée ce 20 juin 2018 à Libreville, a été une occasion particulière pour les réfugiés et demandeurs d’asile résidants, victimes de persécutions et des guerres fratricides dans leurs pays d’origines, de lancer une fois encore un appel de détresse, aux autorités gabonaises, aux organismes internationaux, tels que les Nations unies, l’Unoca, l’Union africaine, la Ceeac, la Cemac…, afin de s’investir d’avantage dans le règlement des conflits et la réussite du pacte mondial pour les réfugiés, qui sera signé cette année au terme de deux années de campagne de solidarité et de pétition.

 » En effet, la problématique des réfugiés au Gabon est à la recherche des solutions durables, c’est pourquoi, nous demandons au Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), qui ne ménage aucun effort pour la survie des réfugiés et demandeurs d’asile, de continuer à plaider sans relâche auprès des autorités gabonaises, ses ONG nationales et internationales pour accélérer l’intégration locale des réfugiés qui, pour des raisons fondées, y ont choisi de résider à long terme « , a martelé Hassane Djimet, point focal réfugiés.

Selon Évelyne Otsobogo, secrétaire permanent de la commission nationale pour les réfugiés, le Gabon est toujours constant dans les conventions signées relatives aux statuts des réfugiés.

 » Aujourd’hui, nous avons un certain nombre de personnes qui ont fuit la guerre et qui sont accueillies à bras ouverts, parce que le Gabon est un pays qui a une légendaire mature d’hospitalité. Contrairement à d’autres pays, le Gabon n’a pas installé les réfugiés dans les camps. Notre pays a estimé que ce sont des personnes à part entière qui doivent être considérées comme telles « , a-t-elle avoué.

Précisant qu’il y a des réfugiés médecins, enseignants et bien d’autres, qui contribuent au développement du pays.  » Il ne faut pas considérer les réfugiés comme des personnes qui n’ont rien avoir avec nous, ce sont des personnes qui ont tout abandonné dans la précipitation parce qu’ils devaient sauver leur vie et leur sécurité. Ils méritent notre compassion et notre solidarité « , a-t-elle soutenu.

Notons qu’au Gabon, le dernier recensement fait état de 900 réfugiés demandeurs d’asile de 16 nationalités différentes.

CBO/JRB/