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Burkina Faso : Un musée dédié à l’eau à Ouagadougou pour sensibiliser sur les changements de comportements


  22 Mars      90        Economie (21489), Environnement/Eaux/Forêts (6652),

 

Ouagadougou, 22/03/2023 (MAP)-A l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, célébrée le 22 mars 2023, un musée a été mis en place au Burkina Faso, dédié à « accélérer les changements » de comportements vis-à-vis de cette ressource dans ce pays de l’Afrique de l’Ouest.

 

A la périphérie est de Ouagadougou, le sociologue à la retraite, Alassane Samoura, a eu l’ingénieuse idée de mettre en valeur l’eau et tous les objets liés à sa recherche jusqu’à son utilisation.

A l’entrée, un écriteau, posé sous un nimier et une jarre pleine d’eau, résume la philosophie des lieux : « Musé de l’eau : l’eau, symbole de vie ».

Sur un espace de près d’une dizaine d’hectares, Alassane Samoura a aménagé un musée dit de l’eau, une trouvaille assez atypique, dans un pays de plus de 2,5 millions de personnes, soit un Burkinabé sur dix, sont en situation de stress hydrique.

 

A ciel ouvert, le musée donne à voir au visiteur, selon son promoteur, le « bâton du sourcier » – un bois qui sert à la recherche de l’eau – des calebasses, des puisettes, des jarres, des canaris, des gobelets, bidons, des pompes…

 

« Ce musée est un espace de découverte des objets des quatre étapes de la chaine d’approvisionnement en eau, à savoir la collecte, le transport, le stockage et le prélèvement de l’eau », affirme Alassane Samoura.

 

Le musée de l’eau met aussi en lumière les chants, les mythes, les récits, les légendes, les contes… en lien avec l’eau, indique le sociologue de formation.

 

Il estime, dans une déclaration à la MAP, que son musée vise à « combler un vide culturel, sociologique et anthropologique » de la relation entre l’homme et l’eau, mais aussi entre l’homme et l’hygiène et l’assainissement.

C’est pourquoi, un pan du musée est consacré à la thématique. M. Samoura pense que la plupart des maladies de l’homme est liée à son cadre de vie. « Nous buvons 90% de nos maladies », peut-on lire, sur un mur au sein du musée.

 

Aussi, le sociologue sensibilise sur les bons comportements hygiéniques, à travers la fin de la défécation à l’air libre et l’entretien des toilettes. Il déplore le fait que trois quart des Burkinabè n’aient pas de toilettes décentes, soit 16,37 millions de personnes, selon des données officielles. L’ONG WaterAid-Burkina fait cas du décès de plus de 5 400 enfants de moins de cinq ans, causés par l’eau sale et les mauvaises toilettes.

 

Passionné de l’eau, Alassane Samoura exhorte à changer de « comportement vis-à-vis de l’eau », au moment où les Nations unies appellent, à travers le thème de la Journée mondiale de l’eau, à « accélérer le changement pour résoudre la crise de l’eau et de l’assainissement ».

 

Pour le promoteur, la première crise liée à l’eau au Burkina Faso, est le difficile accès des populations à cette ressource, pourtant importante. Il estime qu’elles parcourent de longues distances pour s’en procurer, contrairement aux normes de l’ONU, selon lesquelles, cette distance ne doit excéder cinq kilomètres.

 

Le promoteur du musée de l’eau craint que le manque d’accès à l’eau potable n’attise « les tensions sociales et des remous politiques », dans un contexte de déplacement massif des populations – près de deux millions de personnes – , de développement et de peuplement des grandes villes, etc.

 

« La 2e crise, la plus profonde, est la question de la gestion de la ressource eau. Le peu que nous avons, nous la gérons mal. Certains gaspillent énormément d’eau, alors que d’autres sont dans le besoin », fulmine le sociologue.

 

Le pays connaît également une intensification des attaques terroristes, perpétrées contre les installations d’approvisionnement en eau, lesquelles constituent une tactique visant à déplacer les communautés, commentent des acteurs humanitaires.

 

« De janvier à octobre 2022, 58 points d’eau ont été attaqués, contre 21 en 2021 et trois en 2020. En conséquence, plus de 830.000 personnes, dont plus de la moitié sont des enfants, ont été privées d’accès à l’eau potable l’année dernière », précisent-elles.

 

Alassane Samoura promet de continuer son œuvre « éducative et ludique » au profit des élèves et étudiants, afin de participer à une réelle prise de conscience sur l’importance de l’eau.

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