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Gabon/Climat délétère à Fougamou: Massavala Maboumba tire la sonnette d’alarme


  27 Août      4        Environnement/Eaux/Forêts (2099),

   

Libreville, 26 Août (AGP) – L’opposant Frédéric Massavala Maboumba a organisé un point de presse, ce mercredi 26 août, au cours duquel il a dit son mécontentement devant le climat délétère en cours dans le département de Tsamba-Magotsi, sa région natale. Jetant également un regard rétrospectif sur le chemin parcouru par le Gabon depuis 1960, ce dernier a fait la déclinaison de la vision qu’il porte pour le renouveau de son pays.

Ancien porte-parole de l’opposant Jean Ping, Frédéric Massavala Maboumba a tenu un point de presse ce mercredi 26 août. Avec les hommes de média, il n’est pas allé par le dos de la cuillère pour dénoncer ce qu’il a qualifié de «climat délétère», qui prévaut aujourd’hui dans le département de Tsamba-Magotsi, dans la province de la Ngounié (Sud).

Natif de la ville de Fougamou, le conférencier a en effet dénoncé le comportement de certains de ses compatriotes de la contrée, dont ceux qui semblent méconnaître le concept de leadership. Pour lui, plutôt que de participer à l’émancipation réelle de la province et de ses fils, ces derniers brillent en maintenant des automatismes d’un autre âge.

«A Fougamou, se pose un problème de l’entendement et de la conception du leadership. À tort, certains pensent qu’être reconnu comme leader, c’est écraser tout le monde, c’est de veiller à ce que rien, ni personne n’émerge et ne gesticule autour de soi. Dès lors, les réseaux sociaux constituent le réceptacle rêvé de règlements de compte qui cachent mal le dépit de la pluralité. Alors tout y passe. Les accusations, les contres accusations, en la matière le pyromane criant plus fort au feu. Oubliant que le Gabon est une nation de verre, où tout se sait et que la vérité n’a pas de tombe», a-t-il déclaré.

Condamnant également les assassinats, les disparitions, les enlèvements d’enfants qui ternissent, selon lui, l’image de sa localité, et du Gabon, Frédéric Massavala Maboumba a lancé un appel aux protagonistes. Ce afin que chacun pense à l’honorabilité de la ville de Fougamou.

Aussi, se référant aux enseignements bibliques qui confèrent aux hommes une certaine humanité, il a invité les uns et les autres à s’y conformer. Profitant de la plateforme, il a également salué la réouverture prochaine des églises, dans le respect des mesures barrières.

Au sujet de l’état des lieux de la situation du Gabon depuis son accession à la souveraineté internationale, le 17 août 1960, l’ancien ministre s’est essentiellement appesanti sur deux secteurs. Celui de l’eau, l’électricité et de la route, à propos desquels il a peint un tableau sombre.

Concernant la division de l’eau, l’orateur a dénoncé l’abandon par le pouvoir des travaux de réalisation du barrage hydroélectrique de Fé 2 à Mitzic dans le Woleu-Ntem (Nord). En plus de ceux du barrage hydroélectrique des chutes de l’impératrice Eugénie de Fougamou. Idem pour l’insuffisance d’électricité, de l’eau dans une bonne partie des arrondissements de Libreville.

Revisitant le réseau routier national, ce dernier s’est dit inquiet de voir un nombre important d’axes routiers à l’abandon. Notamment Ntoum-Donguila, Ntoum-Cocobeach dans la province de l’Estuaire. Mais également Kougouleu-Medouneu, Medouneu-district de Sam, Sam-Mitzic, Oyem-Minvoul, Minvoul-Bitam dans le septentrion.

Se projetant enfin sur l’avenir du pays, Frédéric Massavala Maboumba s’est dit confiant et prêt à apporter sa contribution.

«Le Gabon ira de l’avant. Il honorera le rendez-vous du donné et du recevoir, au village planétaire favorisé par la mondialisation. Et ce Gabon nouveau requerra la contribution de tous ses enfants, sans exclusion. Il nous faut tordre le coup à la conception manichéenne du combat politique. Parce qu’il n’y a pas un camp de méchant et un autre des gentils», a-t-il conclu.

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