AGP Mandiana/Environnement : Des dispositions à prendre pour diminuer toute forme d’exploitation de l’or pour éviter la dégradation. GNA 350,000 existing ECG customers to benefit from Pokuase BSP GNA Partner with religious groups to attain immunization targets – MCE GNA Political violence due to family breakdown, high unemployment-Survey GNA Mineworkers’ Union calls for free and fair elections GNA Intensify voter education to reduce spoiled and rejected ballots-CCOD GNA ISODEC launches election monitoring portal GNA GJA receives support from Coca-Cola and JN Products APS PLUS DE 17 MILLIARDS POUR LE MINISTÈRE DE LA JEUNESSE APS NÉNÉ FATOUMATA TALL ADMET DES LIMITES DANS LA PRISE EN CHARGE DE LA JEUNESSE

Seyni Kountché : 33 ans après sa mort, ses souvenirs restent encore vivaces chez certains de nos compatriotes


  10 Novembre      12        Politique (13251),

   

Niamey, 10 Nov. (ANP)- Ce jour 10 Novembre 2020, coïncide avec le 33ème anniversaire de la mort du général Seyni Kountché, deuxième président de la République du Niger.

Plus de trois décennies après sa mort, le règne du Premier chef d’Etat militaire du Niger est diversement apprécié par ses compatriotes.

Né le 1er juillet 1931 à Fandou dans la Région de Tillabéry, Seyni Kountché était un militaire diplômé de l’école de formation des officiers ressortissants des territoires d’outre-mer.

Il est arrivé au pouvoir le 15 avril 1974 à la faveur d’un coup d’état qu’il a réussi contre le Premier Président de la République du Niger, M. Diori Hamani, et a dirigé le Niger de cette date jusqu’à sa mort, le 10 Novembre 1987, avec le soutien de la junte, le Conseil militaire suprême, dont il était aussi le président.

Sa gouvernance était axée sur un modèle de développement à la base, où le secteur rural, notamment l’agriculture et l’élevage ont une place importante.

Malgré plusieurs tentatives de coups d’état, le général Seyni Kountché aura régné en maitre absolu de chef d’Etat concentrant entre ses mains les trois fonctions les plus importantes du pays. Il était à la fois Président de la République, Ministre de l’intérieur et ministre de la défense.

33 ans après sa mort, la gestion politique du Général Seyni Kountché fait débat au sein de l’opinion nationale.

‘’Le Général Seyni Kountché a géré ce pays d’une main de fer, et ne voulait partager son pouvoir avec personne. Il s’était imposé en maitre absolu du pays’’ se souvient Insa, un diplômé en psychologie.

‘’Le régime de Seyni Koiuntché était reconnu comme un régime policier, un régime qui comptait environ dix mille agents indicateurs, qui surveillaient et écoutaient tout le monde, de telle sorte que les libertés étaient totalement absentes et il y régnait une autocensure généralisée au sein de la société’’, se rappelle aussi Dr Souley Adji enseignant-chercheur à l’Université de Niamey.

‘’Mais ceci a permis l’instauration d’une certaine discipline au sein de l’administration. Les agents ne commettaient pas de vol, de corruption ou de détournement de biens publics, parce qu’ils savaient que le Chef de l’Etat ne tolérait pas tout ceci’’, ajoute l’enseignant de sociologie politique.

Son sens élevé de la gestion des affaires publiques, son amour, son respect pour le peuple et l’intérêt de tous les nigériens étaient tels que quand quelqu’un touche frauduleusement au bien public il n’hésite pas à punir.

L’on se rappelle ses fameuses phrases de ‘’Le Damergou sera sauvé’’, une zone du Niger ravagée par la désertification et qu’il voulait restaurer, ou ‘’aucun nigérien ne mourra de faim même s’il faut dépenser tout le budget de l’Etat’’ pour marquer son intérêt pour le monde rural et l’intérêt général.

Le général de division Seyni Kountché est décédé à Paris (France), le 10 Novembre 1987 dans les environs de 15h 15. Il a été succédé à sa mort par le Colonel Ali Saibou.

Dans la même catégorie