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La finance islamique offre des opportunités à tous sans distinction de religion, Coris Bank Baraka


  3 Mars      64        Economie et Finance (912),

 

Ouagadougou, 2 mars 2023(AIB)-Coris Bank Baraka qui développe la finance islamique au Burkina Faso, met à la disposition de ses clients, toutes religions et croyances confondues, des produits qui leur permettent d’investir, d’épargner et de s’assurer à des conditions très avantageuses par rapport à la finance classique. Toutefois l’intérêt, l’usure, la spéculation, l’incertitude et le financement des activités contraires aux principes islamiques, sont interdits.

Le Groupe Coris Bank international SA a animé le mercredi 1er mars 2023 à Ouagadougou, une conférence de presse pour présenter les produits de Coris Bank Baraka, une de ses filières qui s’occupe des services et financements islamiques.

Coris Bank Baraka vise à rapprocher le service bancaire des populations et permet aux clients de bénéficier de solutions de financements alternatifs, conformes aux principes et aux règles de financement Islamique, a dit son Président du Conseil de conformité interne, Dr Abdessattar Khouildi.

A l’instar de la finance traditionnelle ou conventionnelle, il s’agit d’un système financier dans lequel, il y a plusieurs domaines d’activités.

«Parmi les produits de financement, nous avons les produits concentrés sur la vente et la location, l’Ijara, et des produits participatifs qui sont la Mocharaka qui est la participation dans les pertes et profits et la Modarada qui est le mariage capital-travail», a-t-il précisé.

Selon Dr Abdessattar Khouildi, la finance islamique n’est pas une finance religieuse, même si elle tire ses pratiques de la doctrine islamique. C’est à ce titre qu’elle finance tout le monde, musulmans ou non.

«Nous avons mis en relief (lors du conseil de conformité), des produits de la finance islamique qui sont des produits participatifs d’un côté et des produits de financement et en même temps nous avons parlé des grands principes de la finance islamique à savoir la prohibition des intérêts, le partage des pertes et profits, l’interdiction de l’aléas et de l’incertitude et nous avons insisté sur l’actif tangible ce qui contribue à un financement sain», a expliqué Dr Khouildi.

Le Directeur général de Coris Bank Holding, Djakaria Ouattara, a soutenu que la finance islamique est une alternative de financement à la finance classique connue depuis des années au niveau du Burkina Faso.

« Au-delà du Burkina, nous sommes dans quatre pays où nous réalisons cette branche. Nous n’avons pas initié les produits du financement islamique comme étant des produits à commercialiser, mais alloué des investissements, des agences qui mènent cette activité », affirme M. Ouattara.

Pour le responsable de la finance islamique à Coris Bank Burkina, Adama Cheik Aziz Sawadogo, les produits peuvent être divisés en comptes.

« Il y a les comptes Wadia précaution pour les personnes physiques et morales, les comptes Wadia pour les salariés, les sortants des écoles professionnelles, les retraités. Pour les personnes morales il y aussi des comptes pour les entreprises individuelles, les SARL, les SA », a poursuivi M. Sawadogo.

Il a ajouté le compte DAT Wakala qui permet aux clients de faire fructifier son épargne suivant certaine conditions, le compte Moudaraba.

«Nous avons des produits de financement qui sont le Mourabaha et l’Ijara financement », a-t-il soutenu.

Coris Bank Baraka est une finance éthique, participative, non spéculative, un modèle financier basé sur cinq principes dont trois interdictions et deux obligations.

Concernant les interdictions, il y a l’interdiction du Riba (usure), l’interdiction du Gharar (spéculation) et du Maysir (incertitude) et l’interdiction de financer des secteurs illicites.

Pour les obligations, on peut citer l’obligation de partage des profits et des pertes et enfin le principe de l’adossement des investissements à des actifs tangibles.

Créée en 2015, Coris Bank Baraka compte à ce jour, plus de 17 000 clients.

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