AGP Koubia : La marche pacifique appelée par l’UFDG et l’ANAD transformée en journée ville morte AGP Labé /Crise post-électorale : L’appel à la marche très peu suivie dans la ville AGP Kindia : la manifestation de l’UFDG et ses alliés de l’ANAD n’a pas été suivie AIP AIP/ Des acteurs du football ivoirien rendent hommage à Sidy Diallo AIP Côte d’Ivoire-AIP/ Vingt-cinq structures islamiques d’éducation bientôt intégrées AIP Côte d’Ivoire-AIP / Intégration des écoles islamiques : les membres du comité départemental de Tiassalé instruits sur la stratégie nationale AGP Gabon/Covid-19 : Les sites retenus pour les dépistages gratuits pris d’assaut AGP Gabon/Forum de la Fonction publique : Vers l’exécution des 31 recommandations retenues au Conseil des ministres GNA Konadu to face Disciplinary Committee over foul comments on Referee GNA Commonwealth Games Ghana organizes workshop for media

Témoignage : Mai Moussa Issoufou ou une vie de retraité actif


  26 Octobre      9        Société (25180),

   

Niamey, 26 oct (ANP) – Attendue comme un moment de repos et de loisirs après une vie active bien remplie pour les uns, période de précarité et de ‘’pré-mort’’ pour d’autres, la retraite est vécue différemment selon les conditions de sa préparation ou du profil du retraité.

M. Mai Moussa Issoufou ancien fonctionnaire de l’Etat du Niger administre la preuve qu’il y a une ‘’vie’’ après des ‘’bons et loyaux services’’ à la Nation.

Ce natif de Zinder (centre-Est) malgré ses 63 ans est l’antithèse du retraité type : pas de bonnet, tenue soignée, hyperactif malgré un physique frêle.

Pour ce père de deux filles, propriétaire de son domicile, la retraite ne rime point avec oisiveté et précarité.

Depuis trois ans qu’il est admis à faire valoir ses droits à la retraite après 33 ans de services, Mai Moussa est resté actif dans le domaine de sa formation.

Formateur en bâtiment au lycée Issa Béri pendant 30 ans et Chef de Division Infrastructures pendant 3 ans au Ministère de l’Enseignement Professionnel et Technique, Mai continue d’officier dans le domaine de son expertise.

‘’Pendant ma retraite en tant que technicien de formation, je suis toujours actif, tantôt je donne cours dans les écoles professionnelles ou le plus souvent je fais un suivi des chantiers pour preuve j’ai eu à superviser le chantier de 40 villas de Tahoua Sakola – 18 décembre 2017-,   témoigne le retraité de l’administration.

‘’Pour moi la retraite n’est  pas une fin en soit, quand on sait faire quelque chose manuellement, il faut le faire. Ce qu’il faut éviter en tant que retraité, c’est  de rester fixé à la maison parce que ça déprime l’homme.’’, rapporte-t-il.

Visage juvénile, cheveux grisonnants,  Mai Moussa enchaine : ‘’à 63 ans je suis toujours  utile à mon pays, en étant à la retraite, j’ai  eu à former beaucoup de cadres des écoles professionnelles’’.

‘’En ce qui me concerne, ma retraite m’a permis  vraiment de mettre en œuvre ce que j’ai eu comme formation de base. Parce que, je supervise pas mal de chantiers à Niamey et ailleurs alors que, quand j’étais à l’administration, c’est pratiquement impossible.’’

‘’Bref, je m’en sors bien dans ma retraite et je n’attends rien de la part de quelqu’un pour le moment, je tiens bon’’,  glisse le retraité actif.

La retraite est une nouvelle vie qu’il ne faut pas confondre à la prison, il faut se battre pour ne pas rester à la maison à attendre  la pension, conseille-t-il.

Mai Moussa a réussi à contourner ces aléas :  ‘’aujourd’hui avec mes activés, qu’il ait pension ou pas je mène une vie acceptable, raison pour laquelle je conseille  à tout fonctionnaire, avant d’aller à la retraite, d’avoir un travail à faire même si c’est du jardinage ou de l’élevage pour ce qui n’ont bénéficié de formation technique’’, préconise-t-il.

Ailleurs la retraite se prépare mais au Niger avec le salaire de fonctionnaire, il est très difficile de préparer sa retraite. Les pensions sont peu valorisées, en plus beaucoup d’anciens fonctionnes ne comptent que sur ces sommes versées trimestriellement alors que les charges sont plus pressantes, note-t-on.

Outre la précarité financière, les retraités sont  confrontés aux paperasseries administratives, à la lourdeur et surtout à l’effronterie de leurs cadets et  à l’ingratitude de cette administration, à qui, ils ont consacré leur force.

La constitution de dossiers est un véritable  travail d’archives.

Il faut rassembler une kyrielle de  documents  pour disposer du sésame qui est le carnet de pension : certificat de prise de service, certificat de mariage, acte de naissance de l’agent, de ses conjoints et de ses enfants.

L’agent retraité  ‘’reprend de services pour des navettes’’  entre le  Ministère de tutelle, le Ministère de la Fonction Publique et le Ministère des Finances.

Suivent les va et vient  au niveau  de la Caisse autonome de la retraire –CARENI- et  la  Caisse nationale de sécurité sociale –CNSS- selon qu’on est régi par le statut de la fonction publique ou la convention interprofessionnelle

But le last is not least, Le retraité désorienté ne sachant à qui s’adresser est très mal accueilli, parfois maltraité par les agents en charge de la pension,   rapporte  M. Mai.

Avant d’enchainer : ‘’pourtant je me dis, pour quelqu’un qui a servi sa Nation jusqu’à la retraite mérite respect et considération’’. Au vu de toute cette souffrance je souhaite que la  pension soit mensualisée et bancarisée pour éviter d’être en contact avec ces jeunes qui oublient qu’un jour ils seront à la retraite, suggère-t-il.

Dans la même catégorie