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Le Sénégal compte plus de 3.000 zones humides dont neuf comme sites Ramsar (expert)


  2 Février      41        Environnement/Eaux/Forêts (6580),

 

Dakar, 1er fév (APS) – Plus de 3.000 zones humides ont été répertoriées au Sénégal dont neuf ont été labellisées par la convention de Ramsar, traité international faisant office de reconnaissance internationale, estime l’expert sénégalais Ibrahima Guèye, conservateur des parcs nationaux.

« Notre pays dispose de plusieurs milliers de zones humides. C’est plus de 3000 en termes d’estimation. Mais seules neuf d’entre elles ont obtenu une reconnaissance internationale par le label Ramsar », a notamment dit M. Guèye, qui a dirigé la division des zones humides au sein de la direction des parcs nationaux du Sénégal.

Il s’entretenait avec l’APS, en prélude de la Journée mondiale des zones humides, célébrée le 2 février.  « Revitaliser et restaurer les zones humides dégradées » est le thème retenu cette année.

A travers cette thématique, les décideurs et les experts veulent souligner l’importance d’une bonne restauration des zones humides, afin qu’elles puissent être utilisées de manière rationnelle et durable.

‘’Les zones humides participent à l’atténuation des inondations. Elles sont des milieux éponges qui emmagasinent le surplus d’eau qui peut se déverser à partir du fleuve ou des précipitations’’, explique Ibrahima Guèye, diplômé en agronomie et en sciences de l’Environnement.

Le Sénégal a réussi à faire enregistrer un total de neuf zones humides considérées comme des sites ayant le label Ramsar. La convention sur les zones humides est plus connue sous le nom de convention de Ramsar, du nom de cette ville iranienne où un traité international a été signé en 1971.

Cette convention considérée comme un traité mondial porte sur la conservation et l’utilisation rationnelle des zones humides.

“Le Sénégal est l’un des premiers pays africains à avoir ratifié cette convention Ramsar dès 1977. Cela montre le potentiel que nous avons dans le domaine », a rappelé le colonel Ibrahima Guèye.

Les neuf zones humides considérées comme des sites Ramsar sont le parc national de Djoudj, la réserve spéciale de Gueumbeul, la réserve naturelle de Todj-Todj, située près du lac de Guiers et le parc national du delta du Saloum.

Il y a aussi la réserve d’avifaune de Ndiaël, la réserve communautaire de Palmarin, la réserve ornithologique de Kalissaye, le parc national de la langue de barbarie et la réserve naturelle de Somone.

« Il y a d’autres qui sont sur la liste pour bénéficier du statut de Ramsar. Il s’agit de la réserve urbaine des Niayes de Pikine communément appelée Technopole, le lac Rose et le lac de Guiers qui pourrait être l’un des plus grands sites Ramsar du Sénégal », a-t-il révélé.

“Les zones humides absorbent près de trois fois plus de gaz à effet de serre que les forêts. Un bien meilleur bilan carbone, avec une grosse capacité de stockage du carbone », a-t-il fait observer.

Il a listé sept « grands rôles » joués par les zones humides, parmi lesquels le renouvellement du cycle de l’eau, la recharge de la nappe, l’amélioration des moyens de substance, la mise à disposition de circuits pastoraux et le développement de l’écotourisme. »

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