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Revue de la presse quotidienne internationale africaine (RPQI-Afrique)


  4 Octobre      9        Médias (2242),

   

Dakar, 03/10/2022 (MAP) – Plusieurs sujets d’actualité font la Une de la presse africaine de ce mardi qui aborde notamment les maux de l’école et la rareté et la cherté de certains denrées alimentaires au Sénégal, la mission de la CEDEAO au Burkina Faso,  la rencontre du ministre de la Réconciliation et de la Cohésion nationale, Kouadio Konan Bertin, avec la diaspora ivoirienne aux Etats-Unis, l’ouverture de la session ordinaire du Parlement 2022-2023 au Gabon et le rapport de la Banque mondiale selon lequel le Nigeria et d’autres économies d’Afrique subsaharienne relèvent efficacement leurs défis économiques.

Les publications africaines s’intéressent  également aux difficultés économiques en Afrique du Sud, à la situation sécuritaire en Ethiopie et au retard de croissance chez les enfants au Rwanda.

Au Sénégal, les maux de l’école, les changements intervenus à la tête des syndicats d’enseignements, la rareté et la cherté de certains denrées alimentaires entre autres sujets sociaux et politiques, sont décortiqués par les parutions de ce mardi.

Sous le titre « Ubi tay Jang tay, encore à l’épreuve » (démarrage effectif des enseignements au jour de l’ouverture des classes en langue wolof) , le journal « Sud Quotidien » se penche sur le déficit d’enseignants, les écoles inondées, la hausse des prix entre autres maux dont souffrent la société sénégalaise.

« Après quelques mois de vacances, les élèves s’apprêtent à reprendre le chemin de l’école, ce jeudi, 06 octobre 2022. Entre un déficit d’enseignants et de table-bancs, des écoles inondées, d’autres sans eaux ni toilettes, les défis à relever pour cette rentrée scolaire sont nombreux. Qui plus est, en raison de la hausse des prix, la rentrée scolaire de cette année scolaire est aussi un sacré casse-tête pour les parents d’élèves », analyse le média.

Le journal « Le Quotidien » parle à sa Une, d’un « Nouveau cycle à l’école » avec les changements à la tête du Cadre unitaire des enseignants du moyen secondaire (Cusems) et du Syndicat autonome des enseignants du moyen secondaire (Saems).

Le journal souligne que « cette année, la rentrée des classes coïncide avec les changements au niveau des syndicats les plus représentatifs du moyen-secondaire. Les sortants partent à la fin d’un bras de fer victorieux contre l’Etat qui a fortement revalorisé les salaires du personnel de l’éducation ».

Dans la même veine, « Le Soleil » enquête sur la mal-vie des populations sénégalaises devant la cherté et la rareté de certains denrées comme le poisson.

Sous le tire « Les acteurs n’ont pas la pêche », la publication souligne que « par sa contribution au Produit intérieur brut (PIB) du Sénégal, son apport en protéine animale aux Sénégalais et le nombre de familles qu’elle fait vivre à travers les milliers d’emplois qu’elle génère, l’importance de la pêche n’est plus sujet à discussion ».

« L’Etat l’a si bien compris qu’il ne cesse de déployer des efforts pour permettre à ce secteur de continuer de jouer son rôle. Malgré tout, la pêche nage encore en eaux troubles pour de nombreuses raisons. Et les acteurs continuent de se plaindre de la rareté du poisson sur les côtes sénégalaises les poussant à aller pêcher dans les eaux territoriales des pays voisins, parfois illégalement, avec des risques d’être arrêtés », écrit le média.

« En Quête » se focalise, quant à lui, sur l’ancien président de la République Abdoulaye Wade du Parti démocratique sénégalais (Pds) et titre « Le vieux malaise ».

« Les anti et pro amnistie ne se font pas de cadeaux. Le comité directeur ne s’est pas réuni depuis le départ d’Oumar Sarr. Des doyens frustrés de ne pas être écoutés, regardent les jeunes faire », souligne le quotidien.

Egalement, s’interrogent les publications, « l’équation à mille inconnues des milliards d’amende pour une probabilité d’une amnistie de Karim Wade et Khalifa Sall, secoue encore la société ».

« L’hypothèse d’une loi d’amnistie au profit de Karim Wade et Khalifa Sal (ancien maire de Dakar) évoquée par le chef de l’Etat, Macky Sall, remet au goût du jour l’équation du recouvrement du montant des amendes retenu par le juge dans le cadre des procédures judiciaires ouvertes contre ces deux responsables politiques. Estimé à plusieurs milliards de francs CFA, ce montant qui devait être reversé dans les caisses du Trésor public ne risque-t-il d’être emporté par cette loi d’amnistie ? », relèvent les médias dakarois.

Au Burkina Faso, le journal « Burkina24 » rapporte que le président du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR), le capitaine Ibrahim Traoré , qui a pris le pouvoir dans ce pays, a appelé les Burkinabè à la retenue et ne pas perturber l’arrivée mardi à Ouagadougou d’une mission de la Coommunauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest CEDEAO.

Le capitaine Ibrahim Traoré dit « regretter le comportement de certains Burkinabè qui appellent à manifester contre l’arrivée de la mission de la CEDEAO à Ouagadougou ce mardi 4 octobre 2022 », indique la publication.

 

« C’est avec stupéfaction et regret que le président du MPSR (Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration) constate, la circulation de messages appelant à empêcher le bon déroulement de cette mission », a-t-il déploré, ajoute le média.

La venue de la mission de la CEDEAO s’inscrit dans « le cadre de l’accompagnement que notre pays bénéficie de cette organisation », ajoute le capitaine Ibrahim Traoré qui  appelle les Burkinabè à leur faire confiance, indique la publication.

En Côte d’Ivoire, « Fraternité Matin » écrit que le ministre de la Réconciliation et de la Cohésion nationale, Kouadio Konan Bertin, présent sur le sol américain, a livré les nouvelles de son pays, la Côte d’Ivoire à ses compatriotes.

A cette rencontre qui s’est tenue, le 1er octobre à l’ambassade de Côte d’Ivoire, le ministre a soutenu que les choses vont bon train dans le pays du Président Alassane Ouattara, rapporte le journal.

« La démocratie dans notre pays se renforce. Les désaccords s’expriment désormais par le bulletin de vote et non plus par les armes », a-t-il rassuré, ajoute la publication.

À l’en croire, écrit l’auteur de l’article, les ressentiments, les vieilles oppositions ethniques et religieuses n’ont plus leur place dans le cœur des Ivoiriens. Seuls, le respect, la solidarité et l’amour de l’autre même dans la différence doivent désormais, guider tous les Ivoiriens partout dans le monde.

Au Gabon, « L’Union » souligne que les députés de la 13-ème législature ont regagné l’hémicycle de l’Assemblée nationale, ce lundi 3 octobre, au profit de l’ouverture de la session ordinaire 2022-2023, après trois mois d’intercession, pendant lesquels ils ont été au contact de leurs bases électorales.

Présidée par Faustin Boukoubi, le président de l’institution, la cérémonie s’est tenue en présence du président fondateur du Conseil pour la tolérance et la paix, l’Emirati Ahmed Bin Muhamad Al Jarwan, et de certaines autorités du pays, dont le chef du gouvernement, Rose Christiane Ossouka Raponda, et le président de la Cour constitutionnelle, Marie Madeleine Mborantsuo, ajoute la même source.

Dans son discours, poursuit-on, à forte teneur sociale et politique, Faustin Boukoubi, est revenu sur le discours à la nation du président, Ali Bongo Ondimba, le 16 août dernier. Une sortie au cours de laquelle le chef de l’Etat, avait fustigé le rythme trop lent de l’action gouvernementale, au service des populations.

Au Nigeria, « The Nation » écrit que le Groupe de la Banque mondiale estime que le Nigeria et d’autres économies d’Afrique subsaharienne relèvent efficacement leurs défis économiques, notamment les crises de taux de change.

Dans un rapport publié lundi, la banque a déclaré que la gestion des économies de la région s’est améliorée, le score moyen passant de 3,1 l’année précédente à 3,2 en 2021, indique le journal.

Dans le rapport 2022 sur l’évaluation des politiques et des institutions nationales (CPIA), la banque a déclaré que cette évolution reflétait l’amélioration des politiques monétaires et de change, ajoute le média.

Pour sa part, « The Guardian » rapporte que la Banque africaine de développement (BAD) a appelé les dirigeants mondiaux et les autres parties prenantes à augmenter les financements pour atténuer les effets du changement climatique et de l’insécurité alimentaire.

La banque a lancé cet appel lors de la 77ème Assemblée générale des Nations unies qui vient de se terminer à New York, fait savoir le quotidien.

Le président du Groupe de la BAD, Akinwumi Adesina, a conduit la délégation de la banque aux réunions et a joué un rôle actif dans les discussions menant à une déclaration internationale pour mettre fin à la malnutrition et au retard de croissance, poursuit la publication.

En Afrique du Sud, « Business Tech » revient sur les difficultés économiques que traverse le pays, notant que François Stofberg, économiste principal au sein du groupe Efficient Wealth, a attribué les mauvaises performances économiques aux décisions du Congrès national africain (ANC au pouvoir).

Le gouvernement sud-africain, dirigé par l’ANC, a ruiné l’économie du pays par ses politiques « malsaines » ainsi que par son ingérence dans des entreprises publiques telles que « Eskom », qui n’arrive plus à assurer l’approvisionnement en électricité pour le pays, ajoute le journal en citant les propos de M. Stofberg.

L’économiste a également souligné que la corruption et le phénomène de la capture de l’État constituent des facteurs qui ont contribué à la détérioration de l’économie du pays.

Pour sa part, « Sunday Times » indique que le Conseil sud-africain des mines (MCSA) a convoqué une réunion spéciale de son conseil d’administration pour faire face, de toute urgence, à la régression des performances de sécurité dans l’industrie minière.

Cette décision intervient après que l’industrie a enregistré huit décès en août, portant le nombre total de victimes à 36 durant l’année en cours, ajoute le quotidien, notant qu’aucune amélioration n’a été enregistrée par rapport à la même période en 2021, qui a enregistré le même nombre de décès.

À l’ordre du jour de cette réunion spéciale du MCSA, figure notamment le renforcement des mesures sécuritaires dans le secteur alors qu’il se dirige vers les trois derniers mois de l’année, une période historiquement associée à un nombre croissant de décès, poursuit le journal.

En Ethiopie, « The Ethiopian Herald » consacre son éditorial à la situation sécuritaire dans le pays en relevant que contrairement aux années précédentes aucun problème n’a été constaté lors de la célébration récemment de différentes fêtes nationale et religieuse.

L’éditorialiste met en avant dans ce sens une sécurité bien organisée et la contribution incessante de tous les citoyens épris de paix, notant que « le complot » orchestré par les rebelles du front de libération du peuple du Tigray (TPLF) pour ternir les prestigieuses valeurs religieuses et culturelles des célébrations a été joliment déjoué.

Le commentateur souligne que les rebelles « ne pourraient jamais passer une journée sans semer le chaos car ils sont une créature éprise de conflits depuis sa création ».

« Grâce à l’effort coordonné de tous, un certain nombre de fêtes nationales et d’événements auxquels ont participé de nombreuses congrégations ont été célébrés pacifiquement puisque le grand public connaît chaque détail que ces fauteurs de troubles sont des cliques de groupes terroristes », note l’éditorialiste, appelant la communauté internationale à s’acquitter de ses responsabilités en rendant les rebelles du TPLF responsables de leurs actions inhumaines dans diverses régions du pays.

Au Rwanda, « The New Times » s’intéresse au retard de croissance chez les enfants en focalisant sur les efforts entrepris par les autorités du district de Nyamagabe depuis 2018 dans le cadre d’une campagne rigoureuse pour éradiquer ce problème.

Grâce à un certain nombre d’interventions qui ont été déployées, le district a vu la réduction du taux de retard de croissance chez les enfants d’un taux alarmant de 51,8 % en 2015 à 33,6 % en 2020, relève notamment le journal.

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