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GESTION DES PRODUITS CHIMIQUES AU TOGO: LES JOURNALISTES EDIFIES SUR LES RISQUES ET LES MESURES PREVENTIVES


  14 Septembre      5        Médias (1394), Securité (1615),

   

Lomé, 14 sept. (ATOP) – Le président de l’Autorité nationale pour l’interdiction des armes chimiques (ANIAC-Togo), Hunlédé Amah a animé, le vendredi 11 septembre à Lomé, un point de presse sur les risques liés à l’utilisation des produits chimiques et les mesures de sécurité et de sureté envisageables pour les prévenir.

Hunlédé a présenté la situation des produits chimiques dans les entrepôts des ports du Togo, puis précisé l’engagement de l’ANIAC-Togo dans la réglementation de l’utilisation du chloroforme et ses dérivés au Togo.

Par rapport au premier point, M. Hunlédé a indiqué que « selon les données de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), plusieurs centaines de millions de tonnes de produits chimiques sont élaborés chaque année dans le monde et jouent un rôle clé dans de nombreux secteurs d’activités de l’économie mondiale, tels que les secteurs de l’agriculture, l’industrie, l’environnement, du commerce, la protection, la recherche, les mines, du bâtiment, du transport, du textile et de la santé. Cependant, les risques liées à la gestion de ces produits chimiques sont énormes et suscitent une veille constante de la part des Etats ».

L’utilisation de ces produits peut avoir des conséquences désastreuses sur la santé humaine  et l’environnement. Au nombre des désagréments, le président de l’ANIAC a insisté sur les cancers, les effets tératogènes et mutagènes, les maladies neurologiques, la perturbation du système endocrinien, les cas d’empoisonnement aigu et des dégradations de divers écosystèmes.

Face à ces déboires, la gestion des produits chimiques devient un véritable défi d’envergure pour les Etats. M Hunlédé a relevé qu’au Togo par exemple, des quantités importantes de produits chimiques  sont couramment utilisés dans plusieurs secteurs d’activités et des fois d’une manière inappropriée et incontrôlée. A ces défis, il faut ajouter les risques liés à la manutention, au stockage, à la manipulation et à l’exposition desdits produits en milieux portuaire et industriel. De même, les rejets volontaires ou non des eaux usées, des effluents et déchets industriels constituent également des conséquences négatives de l’utilisation des produits chimiques.

Compte tenu de la diversité et des conséquences potentielles de ces incidences, la gestion rationnelle des produits chimiques apparaît comme une question intersectorielle pour le développement durable. Cette situation interpelle davantage les responsables de l’ANIAC à sensibiliser et à créer une synergie d’actions entre toutes les différentes parties prenantes à l’activité chimique.

Illustrant les différents incidents liés aux produits chimiques, le président de l’ANIAC a rappelé les dégâts des explosions qu’a connus le Liban le 4 août 2020 où plus de 2750 tonnes de nitrate d’ammonium sont parties en fumée occasionnant  plus de 171 morts et plus de 6000 blessés, dont 120 dans un état critique et une quarantaine de personnes disparues alors que les dégâts matériels sont estimés à plusieurs milliards de dollars.

Parlant de l’engagement de l’ANIAC-Togo dans la réglementation de l’utilisation du chloroforme et ses dérivés  au Togo, M. Hunlédé a confié que « Pour maîtriser ces risques et protéger les travailleurs, la population et l’environnement, il est indispensable de mettre en œuvre de façon systématique un ensemble de mesures cohérentes bien définies ». A ce titre, l’ANIAC-Togo, structure nationale de coordination de contrôle à l’importation et à l’exportation ainsi que de supervision d’utilisation des produits chimiques au Togo, a l’impérieux devoir d’agir en amont à travers des échanges avec tous les acteurs du monde de la chimie et de la communication. A cet égard, l’intervenant a invité tous les acteurs à observer les règles générales de sécurité et de sureté dans la zone portuaire et en entreprise. Il a précisé que l’étape de sensibilisation sera suivie de celle des sanctions des contrevenants.

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