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Souleymane Ndéné Ndiaye :  »J’étais stressé pendant la préparation de ma DPG »


  9 Décembre      35        Politique (21534),

   

Dakar, 9 déc (APS) – L’ancien Premier ministre sénégalais, Souleymane Ndéné Ndiaye, a rappelé vendredi l’état de stress dans lequel il se trouvait en juillet 2009 au moment de préparer sa Déclaration de politique générale, sous le régime du président Abdoulaye Wade.

Chef du gouvernement de 2009 à 2012, il a indiqué avoir vécu cette situation jusqu’à son arrivée à l’Assemblée nationale. Mais une fois dans l’hémicycle, son stress avait disparu, a-t-il dit.

“Quand on arrive dans la salle, vous êtes obligé d’oublier le stress et de vous mettre déjà dans l’ambiance de l’hémicycle. Je me rappelle que c’est le défunt professeur Iba Der Thiam qui m’a accueilli et m’a fait installer dans une salle, avant que des huissiers ne viennent me chercher pour m’accompagner à ma place”, a-t-il raconté.

Il a confié que pour la rédaction de son texte, il avait mis “à contribution des amis”, dont feu Alioune Badara Cissé, mai aussi l’actuel directeur général du Budget, Magatte Niang, et Hadyatoullah Fall, professeur de sociologie au Canada.

“J’ai mis à contribution des amis, dont feu Alioune Badara Cissé. Il est passé à la maison et on a lu ensemble le discours. Mais le maître d’œuvre de mon texte a été Magatte Niang, l’actuel directeur général du Budget, un garçon brillant qui connaît bien l’Etat et son fonctionnement”, a-t-il poursuivi.

Le défi de la gestion du temps

Souleymane Ndéné Ndiaye a rappelé que le rôle du professeur Hadyatoullah Fall a consisté à l’aider dans la relecture de son texte, tandis que sa conseillère en communication, Seynabou Mbodj, l’a aidé surtout dans  la gestion du temps de son discours.

Il affirme qu’une Déclaration de politique générale ne doit pas trop durer, même s’il dit ne pas se rappeler la durée de la sienne.

“Ensuite, il y a eu plusieurs tours de parole. Les députés ont posé des questions auxquelles je devais répondre jusqu’à ce que le président de l’Assemblée nationale [Mamadou Seck] estima qu’il était temps de clôturer” la séance, a déclaré l’avocat de formation.

Il se rappelle l’intervention de la députée Ndèye Fatou Touré qui  avait jugé son discours long. Il se souvient lui avoir répondu : “Madame, la valeur d’un discours ne tient pas au nombre de feuilles ou de son poids”.

La Déclaration de politique générale, a-t-il signalé, expose la  politique définie par le chef de l’Etat et mise en œuvre par le Premier ministre et son gouvernement.

“Cela veut dire que les ministres sectoriels doivent participer à la rédaction de la Déclaration de politique générale, qui est une synthèse des politiques sectorielles de chaque ministère”, a-t-il dit.

Il a précisé que le tout doit aussi correspondre à la vision du président de la République. Selon lui, le chef du gouvernement “n’a pas besoin d’aller voir le chef de l’Etat pour lui soumettre la Déclaration de politique générale”.

S’il assure ne pas l’avoir fait, il confie qu’il a en revanche eu une réaction du président de la République d’alors, Abdoulaye Wade, qui avait suivi sa déclaration.

L’ancien Premier ministre se souvient que l’ancien chef de l’Etat s’était interrogé sur la durée de la cérémonie.

L’épouvantail de la forte opposition à l’hémicycle

“Je me rappelle qu’il m’avait dit : +Mais, vous, comment vous faites pour rester debout toute la journée+. Je lui ai répondu qu’on n’avait pas le choix. Et aujourd’hui, avec la composition de l’actuelle Assemblée [nationale], cela va être encore plus difficile”, a prévenu l’ancien responsable libéral.

“A cette époque-là, il y avait des députés de l’opposition, mais ils n’étaient pas aussi nombreux qu’aujourd’hui”, a-t-il expliqué, faisant remarquer que les parlementaires de l’opposition font désormais “presque la moitié du nombre total de députés, ce qui va rendre la tâche très compliquée” pour l’actuel chef du gouvernement.

Souleymane Ndéné Ndiaye, avocat de formation et dernier Premier ministre du président Abdoulaye Wade (2000-2012), a loué le “calme” et le “sens de l’écoute” de l’actuel Premier ministre, des qualités qui devraient compter lors de sa Déclaration de politique générale, a-t-il laissé entendre.

Nommé Premier ministre le 17 septembre dernier, Amadou Bâ va faire sa Déclaration de politique générale devant les 165 députés de l’Assemblée nationale réunis en séance plénière, lundi, plus de 2 mois après son arrivée à la Primature.

Amadou Ba est le premier chef du gouvernement sénégalais depuis 2019, ce poste ayant été supprimé avant d’être rétabli en décembre 2021.

Il succède à Mahammed Boun Abdallah Dione, qui a occupé le poste de Premier ministre du 6 juillet 2014 au 14 mai 2019, en remplacement de Aminata Touré. »

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