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CONGO : RISQUE D’UNE FORTE CRUE DU FLEUVE CONGO CETTE ANNÉE


  23 Septembre      7        Environnement/Eaux/Forêts (2159),

   

Brazzaville, 23 Septembre (ACI) – Le fleuve Congo risque une forte crue cette année, par rapport à la saison des pluies passée, a annoncé, le 21 septembre à Brazzaville, le chef de service ‘’hydrographie’’ du Groupement d’intérêt économique pour le service commun d’entretien des voies navigables (Gie-Scevn), M. Levy Sylver Ayissou.

Il a fait cette annonce lors d’une interview accordée à l’Aci, dans le cadre d’une enquête sur les causes de l’augmentation du niveau d’eau du fleuve Congo et de ses affluents, avec des conséquences du genre inondation des zones habitables et dégâts matériels.

A son avis, l’eau n’a pas beaucoup baissée, d’où les 100 mètres n’ont pas été dépassés. «Nous sommes restés au-dessus de ce niveau, même pendant l’étiage, période au cours de laquelle les eaux se retirent du lit», a-t-il poursuivi.

Sur les raisons de la faible décrue constatée dans la partie septentrionale, du pays, il a fait savoir que la hauteur des eaux est tributaire des pluies. Quand il y a une pluie, une bonne partie des eaux s’infiltrent pour aller alimenter les nappes phréatiques. Certaines de ces nappes se jettent dans les cours d’eau, gonflant ainsi leur lit», a-t-il expliqué.

A propos du débordement du fleuve Congo, il a appelé le gouvernement à prévoir des sites de cantonnement, afin de loger et de sécuriser les populations en danger ou victimes des inondations.

Faisant allusion à ce type de catastrophes, M Ayissou a averti que cette année, le niveau d’eau est légèrement plus haut que l’année dernière, car il n’y a pas eu une forte décrue. Selon lui, ce phénomène est dû à une forte pluviométrie dans le nord du pays.

Parlant des observations du service qu’il dirige, quant à l’augmentation des eaux en moyenne, M. Ayissou a indiqué que celles-ci sont constantes de 3,5cm par jour. Par ailleurs, il arrive que le service enregistre 5 cm d’augmentation du niveau d’eau par jour. Mais cela peut s’arrêter à 2 cm par jour. Cette variation a lieu suivant les périodes. Cependant, a-t-il dit, il y a la période appelée étale, pendant laquelle l’eau a un niveau stable.

De l’avis de M. Ayissou, les observations du service ‘’Hydrographie’’ ne se font de façon empirique, mais plutôt à l’aide des appareils appropriés, tel que l’Adcp qui permet de quantifier le volume d’eau. Cette structure, a-t-il indiqué, dispose également des instruments adéquats pour évaluer les crues et le débit d’eau en millimètres cubes que le fleuve Congo évacue vers l’océan Atlantique.

Par ailleurs, il a souligné que la charge de gérer les pluies et d’évaluer en millimètres la quantité d’eau tombée par jour est du ressort des services météorologiques. Il a précisé qu’il y a des modèles mathématiques ou physiques qui servent pour l’évaluation du niveau des eaux, la mission du service ‘’Hydrographie’’ portant plus sur la navigation.

Dans le cadre de cette mission, a rappelé M. Ayissou, le service ‘’Hydrographie’’ œuvre à la sécurisation des bateaux grâce au système de balisage qui consiste à poser des panneaux pour une navigation sans incident.

Pour sa part, M. Guy Moukandi, hydrologue audit service a dit le Congo compte deux zones bien distinctes, à savoir la zone forestière et la zone savanicole. Ainsi, il a souligné que lorsqu’il pleut dans la zone de forêts, il y a presque une absence de pluies dans la zone de savanes. «La nature est difficile à maîtriser. Il y a une grande probabilité qu’on puisse enregistrer des inondations», a-t-il ajouté.

Par ailleurs, il a fait savoir que depuis des années 60, le pays court le risque de vivre des inondations. «L’histoire se répète. Le Congo a connu des catastrophes naturelles en 1960, 1961 et en 1962. A cette époque, le niveau des eaux avait dépassé les 5 m. L’année dernière, il a été à 4,75 m depuis la période des basses eaux. Cette année, il est au déçu des données de l’année dernière», a-t-il indiqué.

D’après les observations, cette année, une augmentation de la montée des eaux a été enregistrée à Mossaka (2,72 m), à Ouesso (3,44 m) et à Brazzaville (1,71 m). En 2019, le niveau d’eau a été de 3,68 m à Ouesso, de 2,39 m à Mossaka et 1,32 m à Brazzaville.

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