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L’Afrique demande l’application concrète de l’Accord de Paris (Pt commission parlementaire africaine)


  7 Décembre      61        Environnement/Eaux/Forêts (4263), Politique (23689),

   

Katowice, 07/12/2018 (MAP) – L’Afrique demande l’application concrète de l’Accord de Paris sur le climat pour faire face au réchauffement climatique dont le continent n’est pas responsable, a affirmé M. Hon Koné Dognon, président de la commission parlementaire africaine chargée de l’agriculture, des affaires rurales et de l’environnement.

« En tant qu’africains, nous ne demandons pas l’aumône, mais plutôt l’application concrète de l’accord de Paris signé en 2015 », a-t-il dit dans une déclaration vendredi, à la MAP, en marge des travaux de la 24ème conférence des parties signataires de la Convention-cadre de l’ONU sur le changement climatique (CCNUCC), qui se tiennent à Katowice (Sud de la Pologne).

M. Hon Koné Dognon, qui est député au parlement de Côte d’Ivoire, a demandé aux pays riches, « gros pollueurs de la planète », d’assumer leur responsabilité à l’égard du continent notamment les pays pauvres, victimes du réchauffement climatique dont ils ne sont pas responsables.

 »Le changement climatique s’accompagnera d’effets sans précédent. On assiste, par exemple, à une baisse des rendements agricoles, des saisons de végétation brèves et les modifications du régime des précipitations rendront l’accès à l’eau difficile », s’est-il indigné, ajoutant que la population en Afrique devrait atteindre deux milliards dans moins de 37 ans et, dans 86 ans, trois naissances sur quatre se produiront sur le continent.

Des changements climatiques, poursuit-il, tels que la hausse des températures et la réduction des réserves en eau, ainsi que la perte de biodiversité et la dégradation des écosystèmes, ont un impact sur l’agriculture.

Selon lui, l’Afrique est consciente que le développement à outrance se répercute sur le climat, mais les pays industrialisés doivent tenir leurs engagements, car en plus de l’émigration économique, il y a désormais la migration climatique qui frappe les pays en développement.

M. Hon Koné Dognon, qui a loué la coopération maroco-ivoirienne dans divers domaines y compris dans la protection de l’environnement, a salué la politique environnementale du Royaume qui est un exemple dans le continent.

« Le Maroc investit dans la protection de l’environnement et des sites historiques dans les villes notamment les anciennes Médinas à l’instar de Tanger, Fès et Marrakech », a-t-il dit, appelant les pays africains à suivre l’exemple du Royaume en matière de sauvegarde de l’environnement et de développement durable.

Les travaux de la 24ème Conférence Mondiale sur le climat (COP 24) se poursuivent à Katowice jusqu’au 14 décembre.

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