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Sahel : La Banque Mondiale va financer pour 8,5 milliards de dollars le développement de la région


  16 Décembre      12        Economie (10803),

   

NIAMEY, 16 Décembre (ANP) – La Banque Mondiale va financer pour 8,5 milliards de dollars le développement des pays du Sahel au cours des trois prochaines années, a-t-on appris d’un article d’opinion publié par M. Ousmane Diagana, vice-président pour l’Afrique de l’Ouest et Centrale de l’institution.

Cette aide va également servir à réduire les causes profondes de fragilités de ces pays, a-t-il soutenu.

Cette mobilisation, indique-t-on, s’ajoute aux financements exceptionnels mobilisés en réponse à la COVID-19 et à la suspension temporaire des paiements de la dette facilitée par le G20. Elle devra permettre à la Banque Mondiale de remplir sa mission d’éliminer la pauvreté extrême en Afrique, en donnant notamment la priorité au Sahel.

Cette aide vise donc à soutenir les efforts déjà entrepris par ces pays, notamment le fait que les États se mobilisent et collaborent pour renforcer la sécurité mais également pour préserver et partager leurs ressources naturelles.

En outre, selon M. Ousmane Diagana, il y a de plus en plus de femmes qui prennent leur destin en main, qui accèdent à des formations professionnelles et qui travaillent dans des secteurs porteurs ; des chefs religieux et de nouvelles lois qui s’opposent au mariage précoce.

Aussi, « nous sommes encouragés par la baisse du taux de mortalité infantile et inspirés par l’incroyable résilience et le sens de l’innovation de jeunes femmes et hommes qui créent leur start-up ou se lancent dans l’agroalimentaire », ajoute le vice-président pour l’Afrique de l’Ouest et centrale à la Banque mondiale, qui apprécie également un processus démocratique en marche et une gouvernance qui s’améliore dans cette région de l’Afrique.

Ce financement va donc servir à moderniser l’agriculture et l’irrigation dans les zones rurales, à investir dans la protection sociale et la sécurité alimentaire, surtout dans les zones les plus critiques pour atteindre les populations les plus vulnérables, à continuer de financer l’autonomisation des femmes et la scolarisation des filles.

Cette mobilisation exceptionnelle sera aussi utilisée pour améliorer le niveau d’instruction, en contribuant à développer des infrastructures essentielles à l’activité économique, notamment celles liées à l’accès à l’électricité et au numérique ainsi que le désenclavement de la région par l’amélioration substantielle des moyens de transport.

Il s’agira également de soutenir le développement des entreprises privées en garantissant les risques qu’elles prennent, mais aussi de se mobiliser en faveur d’un accès équitable aux vaccins aux pays du Sahel et leur distribution dès qu’ils seront disponibles.

Le Sahel, note-t-on, c’est cette région qui s’étend de la Mauritanie jusqu’au Tchad en traversant le Mali, le Niger et le Burkina Faso. Selon la Banque Mondiale, elle a connu, en 2019, plus de 1 000 événements violents qui ont coûté la vie à près de 8 000 personnes et contraint plus d’un million et demi de personnes à fuir.

Dans cette région, où 80% des personnes vivent dans la pauvreté extrême (moins de 1,9 dollar par jour), plus de 11 millions de personnes sont menacées par la famine et 40% des enfants de moins de cinq ans souffrent d’un retard de croissance.

Par ailleurs, avec une moyenne de 6,4 enfants par femmes et une population qui devrait plus que doubler d’ici 2050, dont la moitié aura moins de 15 ans, la croissance économique reste insuffisante pour offrir une instruction adaptée, fournir des emplois pour tous, des services publics de qualité et améliorer le quotidien des Sahéliens.

Cette situation a été aggravée par la pandémie de coronavirus dont l’impact économique et social risque d’anéantir cinq années de progrès en matière de développement dans l’ensemble des pays du Sahel. La Banque Mondiale prévient que plus de 1,3 million de personnes supplémentaires basculeront dans la pauvreté extrême en 2020, une situation qui va peser sur les finances publiques déjà fragiles des Etats qui ont dû augmenter leurs dépenses sécuritaires au détriment des services sociaux.

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