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Revue de la presse quotidienne internationale africaine (RPQI-Afrique)


  24 Février      18        revue de presse (625),

 

Dakar, 24/02/2023 (MAP) – Plusieurs sujets d’actualité font la Une de la presse africaine de ce vendredi qui aborde notamment la présidentielle de 2024 au Sénégal, la troisième édition de la foire commerciale intra-africaine en Côte d’Ivoire, les sanctions contre deux responsables du Parti démocratique gabonais, la question du changement des anciens billets du naira au Nigeria, la généralisation de l’identification numérique au Kenya, la poursuite de l’acheminement de l’aide humanitaire dans le nord de l’Ethiopie et la corruption en Afrique du Sud.

Au Sénégal, la politique notamment la présidentielle de 2024 dont la date est fixée par la Président de la République au 25 février 2024, la colère des députés de l’opposition relative à la non autorisation de leur sit-in devant l’Assemblée nationale, le sermon des autorités religieuses de la communauté Layène aux hommes politiques, entre autres sujets, font l’actualité dans la presse locale.

‘’La bataille des terroirs’’ entre Khalifa Sall du mouvement ‘’Taxawu’’ Sénégal (à côté du Sénégal) de l’opposition et Macky Sall de l’Alliance pour la république (au pouvoir), affiche à sa Une ‘’En Quête’’.

Le journal note que ‘’sur le développement des terroirs, Khalifa Sall lance le défi au président Sall et à son Acte 3 de la décentralisation. Pour lui, +l’Etat veut faire un bilan sur le dos des collectivités territoriales dans leurs compétences. Les bourses familiales ont été dévoyées de leur vocation+. Lors du Conseil des ministres de ce mercredi dernier, le Président Sall demande à ses ministres l’accélération de la modernisation des villes’’, écrit le journal.

‘’Tribune’’, qui évoque le parrainage et le code électoral, rapporte que ‘’Macky Sall veut endormir l’opposition sur sa 3-ème candidature…’’. ‘’C’est un combat commun pour une cause commune’’, relève le média.

Sous le titre ‘’PDS, un +K+ grave dans le coma’’, faisant référence à Karim Wade, fils de l’ancien Président de la République Me Wade, en exil au Qatar, ‘’L’Observateur’’ revient sur cette présidentielle 2024 pour écrire que le parti démocratique sénégalais (Pds) de Me Abdoulaye Wade fait face à l’absence de son candidat, la démobilisation à la base, la mort des instances dirigeantes…+Ils ont tué le parti+, indique le journal.

De son côté, ‘’Bes Bi Le Jour’’ écrit ‘’2024 incertitudes’’ pour la présidentielle prochaine. ‘’Macky, Khalifa, Sonko, Karim, risquent le forfait. Le parrainage reste l’autre écueil. La parution rappelle que le 24 février 2019, le Président Macky Sall était réélu à 58%’’.

D’autre part, à l’Assemblée nationale, ‘’le groupe parlementaire Yewwi Askan Wi+brûle+ Amadou Mame Diop !’’, titre ‘’Le Témoin Quotidien’’. ‘’Dénonçant les dysfonctionnements de l’Assemblée nationale, les dérives dictatoriales de l’Exécutif et le manque d’indépendance du pouvoir judiciaire, les députés de Yewwi Askan Wi (libérer le peuple-opposition) ont tenu, hier, un rassemblement dans l’enceinte de l’institution. A cette occasion, le président Amadou Mame Diop en a pris pour son grade’’, commente la publication.

‘’L’Info’’ revient sur l’interdiction du sit-in des députés devant l’hémicycle sous le titre ‘’La colère des députés de Yewwi Askan Wi’’. ‘’+Ce qui nous a été servi par le brillant préfet de Dakar Mortalla Tine est une aberration. Il évoque d’abord un risque de trouble à l’ordre public, une entrave au fonctionnement normal des services publics, une entrave à la liberté de circulation des personnes et des biens. Ils ont mis toute une armada à l’Assemblée nationale pour 50 députés qui portent le maillot frappé du sceau de la République, pour leur interdire de dire que l’Assemblée ne fonctionne pas. Et bien sûr, l’Assemblée nationale ne fonctionne pas+’’, informent-ils dans les colonnes du quotidien.

‘’Yewwi sonne la charge à la Une de ‘’Sud Quotidien’’ devant la +léthargie+ de l’Assemblée nationale. Ainsi, le président Amadou Mame Diop , taxé par les députés de l’opposition de principal facteur bloquant’’, écrit le média.

En outre les quotidiens se sont également intéressés au sermon de la famille Layène (communauté religieuse) lors de la 143ème édition de leur Appel. ‘’Les vérités du porte-parole des Layènes à Sonko’’, note ‘’Vox Populi’’. ‘’+Nous préférons tous le verdict des urnes, aux affrontements dans les rues+’’, relate-t-il.

Pour ce sermon des religieux aux politiciens ‘’Walf Quotidien’’ se demande à sa Une ‘’Pourquoi le message ne passe pas’’.

‘’Le Soleil’’ à sa manchette, prête la parole au directeur général de GCR Ratings West Africia (Ex –Wara), Anouar Hassoune, sur la qualité de signature du Sénégal sous le titre +’’C’est une très bonne note+’’. Les notations de GCR sont des opinions prospectives qui tiennent compte des performances futures et attendues d’un pays, indique la publication.

En Côte d’Ivoire, ’’Fraternité Matin’’ rapporte que le 22 février, s’est tenue à Rabat une conférence panafricaine sur le thème «Cancers de l’enfant en Afrique : défis, perspectives et solutions».

Cette rencontre médicale et de plaidoyer, qui s’inscrivait dans le cadre de la Journée internationale du cancer de l’enfant, était une initiative de la Foundation S et le Groupe franco-africain d’oncologie pédiatrique (Gfaop). Elle a été l’occasion pour cette fondation et le Gfaop de réaffirmer leur engagement à collaborer sur des initiatives communes pour soutenir l’objectif de l’Organisation mondiale de la santé d’atteindre un taux de survie d’au moins 60 % pour tous les enfants du continent africain atteints de cancer, et cela d’ici à 2030, note le quotidien.

Et d’ajouter que la collaboration entre l’entité philanthropique du groupe pharmaceutique Sanofi et le Gfaop, renouvelée en 2022 pour les trois ans, consiste à soutenir les hôpitaux et le personnel médical des pays d’Afrique occidentale et francophone dans leur lutte contre les cancers de l’enfant, en leur proposant des formations dédiées sur l’oncologie pédiatrique, l’amélioration des capacités de diagnostics, l’accès aux traitements ou encore les recommandations thérapeutiques pour les cinq cancers pédiatriques les plus fréquents en Afrique.

De son côté, ’’Linfodrome’’ indique que la capitale économique ivoirienne, accueillera du 21 au 27 novembre prochain la troisième édition de la foire commerciale intra-africaine.

Selon les organisateurs, l’IATF 2023, évènement placé sous l’égide du Gouvernement Ivoirien, servira de plateforme unique et précieuse aux entreprises pour accéder à un marché africain intégré de plus de 1,3 milliards de personnes avec un PIB de plus de 3500 milliards de dollars, créé dans le cadre de la Zlecaf, fait savoir le média.

Au Gabon, « GabonActu » rapporte que la Commission permanente de discipline du Parti démocratique gabonais (CPDPDG), a, dans deux décisions rendues publiques annoncé la suspension pour 2 mois, pour indiscipline notoire, d’Eloi Nzondo et de Patrick Eyogo Edzang, respectivement, Secrétaire général adjoint 3, chargé des relations extérieures et Secrétaire général adjoint 5 chargé des relations avec les partenaires politiques.

Eloi Nzondo a été sanctionné pour avoir utilisé, lors de la cérémonie de sa rentrée politique le 11 février dernier à sa permanence politique sise à la Baie des Cochons dans le 3ème arrondissement de Libreville, les expressions telles que « j’ai subi des coups et je continue de subir » devant des centaines de militants, explique le journal.

Selon la décision, signée par le président de la CPDPDG, Dieudonné Yaya, « est le fait d’avoir, volontairement ou involontairement, écarté de sa rentrée politique les responsables politiques du troisième arrondissement de la commune de Libreville constituent des atteintes à l’unité du parti », poursuit-on.

Patrick Eyogo Edzang quant à lui, a été suspendu pour avoir insulté dans une conversation téléphonique, son mentor René Ndemezo’Obiang, ministre d’Etat en charge de la Consommation, note la publication.

La CPDPDG, a estimé, après l’audition d Eyogo, que « ces propos étaient non conformes aux stipulations des articles 14 des statuts 50 et 51 du règlement intérieur du parti », conclut le journal.

Au Nigeria, « The Nation » rapporte que le gouvernement fédéral a déclaré qu’il n’était pas en infraction avec l’ordonnance de la Cour suprême l’empêchant d’appliquer la date limite du 10 février pour les anciens billets de 1000, 500 et 200 nairas.

Le 16 février, dans une émission nationale, le président a ordonné à la CBN de remettre en circulation l’ancien billet de 200 nairas, déclarant que les anciens billets de 500 et 1.000 n’avaient plus cours légal, indique le journal.

Ceci en dépit de l’ordre de la Cour suprême selon lequel les anciens billets de 1.000, 500 et 200 ont toujours cours légal jusqu’à ce qu’elle rende son jugement dans le procès intenté par certains États contre le gouvernement fédéral, précise le média.

L’émission du président et l’exclusion expresse des billets de 1000 et 500 ont soumis le gouvernement fédéral à de sévères critiques de la part de nombreuses personnes qui ont accusé l’administration de violer l’ordonnance de la Cour suprême, explique-t-on.

Dans un autre registre, « The Guardian » écrit que le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, a mis en garde contre les émeutes et la violence après l’annonce des résultats des élections générales de 2023.

Le scrutin débutera le samedi 25 février par les élections présidentielles et de l’Assemblée nationale dans tous les États du Nigeria et dans la capitale, Abuja, tandis que les élections des gouverneurs et des chambres d’assemblée des États sont prévues pour le samedi 11 mars, fait savoir la publication.

Dans une déclaration, M. Buhari a indiqué que les résultats des élections qui seront annoncés par la Commission électorale nationale indépendante (INEC) devraient être acceptés ou contestés devant les tribunaux par les candidats, et a prévenu que personne ne devrait recourir à la violence, ajoute le quotidien.

« Il ne devrait pas y avoir d’émeutes ou d’actes de violence après l’annonce des résultats des élections », a déclaré M. Buhari.

Au Kenya, « The Star » rapporte que le gouvernement prévoit de généraliser une identification numérique pour les citoyens d’ici l’année prochaine.

Citant le ministre de l’Information et de la Technologie, Eliud Owalo, le journal indique que l’identification numérique des Kényans sera ancrée dans le système d’identité nationale d’ici février 2024.

Grâce à l’identification numérique, les citoyens ne seront plus obligés de se rendre dans les différentes administrations pour obtenir leurs cartes d’identité, a déclaré le ministre, cité par la publication.

En outre, l’auteur de l’article souligne que le gouvernement veillera à ce que tous les services soient numérisés d’ici juin prochain, notant que des mesures sont déjà prises pour s’assurer que 5.000 services gouvernementaux soient digitalisés d’ici juin.

De son côté, « Daily Nation » écrit que le gouvernement allouera 20 milliards de shillings à l’amélioration des capacités aériennes et terrestres de la police nationale, indiquant que le président William Ruto a expliqué que cette décision vise à améliorer l’efficacité des officiers dans l’exécution de leur travail.

« Je veux m’engager à continuer d’améliorer les ressources disponibles pour professionnaliser, former et équiper nos agents de sécurité afin de garantir qu’ils protègent les vies, les intérêts, les biens et la prospérité de notre nation, » a déclaré le le président, cité par l’article.

Dans ce sens, William Ruto a donné ses instructions au ministère des Transports pour achever la construction de la piste d’atterrissage de Kanyonyo qui sera utilisée pour transporter les fournitures aux officiers, évacuer ceux qui ont besoin d’un traitement spécialisé et déployer des unités tactiques, rapporte le quotidien, ajoutant qu’il a également ordonné au ministère des Sports d’accélérer l’achèvement d’un complexe sportif à l’usage des officiers et de la communauté locale.

En Ethiopie, « The Ethiopian Herald » s’intéresse à la poursuite de l’acheminement de l’aide humanitaire dans le nord du pays en rapportant plus de 157 000 tonnes métriques (MT) de produits alimentaires et 2 milliards de Birr éthiopien ont été distribués aux nécessiteux dans la partie nord de l’Éthiopie.

Le journal qui cite la Commission nationale de gestion des risques de catastrophe, relève que 21,2 millions de personnes dans le besoin qui sont touchées par diverses catastrophes d’origine humaine et naturelle à travers le pays reçoivent une aide alimentaire quotidienne.

En décembre dernier, 157 852 tonnes de produits alimentaires ont été distribuées aux personnes touchées par le conflit dans le nord du pays, souligne le quotidien, notant que la deuxième étape de la livraison de l’aide humanitaire aux communautés touchées par le conflit dans le nord de l’Ethiopie a atteint 92 pc.

En Afrique du Sud, « City Press » rapporte que le ministre de la Justice et des Services correctionnels, Ronald Lamola, a mis l’accent sur la nécessité de trouver des moyens « créatifs » pour combler les lacunes existant dans la législation de la protection des dénonciateurs de la corruption.

« Tous les organes de l’État doivent protéger les lanceurs d’alerte », a souligné M. Lamola en s’adressant à l’assemblée générale annuelle du Forum national des éditeurs sud-africains (SANEF) », signalant que l’une des questions sur lesquelles les médias doivent réfléchir est la protection de ces citoyens qui contribuent beaucoup à la lutte contre la corruption.

Rappelant que les autorités sud-africaines déploient leurs efforts pour renforcer les lois qui favorisent la dénonciation des crimes liés à la fraude et la corruption, il a noté que les médias seront des partenaires importants dans ce processus.

Dans un autre registre, « Eyewitness News » indique que la transition énergétique ne devrait pas se faire au détriment de la sécurité des emplois et des catégories sociales les plus vulnérables.

Citant la présidente de l’ONG African Women in Energy and Power (AWEaP), Bertha Dlamini, le journal écrit que les mines de charbon sont généralement situées dans des zones pauvres du pays et sont une source principale d’emplois.

Même son de cloche chez Sampson Mamphweli, ancien directeur du Centre pour les énergies renouvelables de l’Université de Stellenbosch, qui a mis en garde contre les bouleversements que peut créer une transition rapide du charbon vers les énergies renouvelables.

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