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Revue de la presse quotidienne internationale africaine (RPQI-Afrique)


  18 Mars      30        revue de presse (625),

 

Dakar, 18/03/2023 (MAP) – Plusieurs sujets d’actualité font la Une de la presse africaine de ce samedi qui aborde notamment les conséquences des violences dans la capitale du Sénégal, les arrestations suite au naufrage du mini ferry Esther Miracle au Gabon, le nouveau programme d’investissement dans les entreprises numériques et créatives au Nigeria, la grève générale et aux manifestations auxquelles a appelé l’opposition en Afrique du Sud et la sécheresse en Afrique de l’Est.

Au Sénégal, les conséquences des violences suite aux manifestations de jeudi dernier à l’occasion du procès en diffamation du leader du parti Pastef (Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité) Ousmane Sonko, à l’issue desquelles son état de santé inquiète, contre le ministre du Tourisme et des loisirs, Mame Mbaye Niang relatif à l’affaire des 29 milliards du Programme des domaine agricoles communautaires(Prodac), consacre l’essentiel de l’actualité des journaux.

‘’Les Echos’’ parle de la folle journée d’avant-hier sous le titre ‘’Sonko toujours en soins à la clinique’’. D’après le quotidien, ‘’la plupart de ceux qui sont allés lui rendre visite hier, vendredi, à ‘’Suma Assistance’’ n’ont pu le voir alors que des tractations sont en train d’être faites pour son avocat aussi, Me Ciré Clédor Ly soit évacué en France’’.

‘’Sonko, la difficile prise en charge’’, écrit ‘’En Quête’’ rappelant le traitement musclé que Ousmane Sonko a subi, jeudi. ‘’Interné à l’hôpital, le leader de Pastef a du mal à récupérer. L’option d’une évacuation sanitaire proposée par Alioune Tine, Me Clédor Ly évacué en France. Les violences du jeudi font des vagues; le mouvement citoyen Y En Marre entre dans la danse. Déjà deux morts comptabilisés’’, indique le journal.

‘’2 morts enregistrés lors des manifestations à la Médina et aux Parcelles (quartiers de Dakar), rapporte ‘’’Vox Populi’’ sous le titre ‘’Violences du mars; l’heure des comptes’’, là où, le journal ‘’Le Quotidien’’ parle de ‘’Jours de chasse’’.

Selon ce média, ‘’la traque des casseurs et des pilleurs est lancée », informant sur des scènes de guérilla hier à Zigunichor (région sud où, Ousmane Sonko est maire).

‘’Le triste bilan des manif’’’, décrypte le journal ‘’L’Observateur’’, soulignant que ‘’le renseignement devenu mieux articulé et plus tranchant, donne corps à des stratégies d’anticipation élaborées. Les Forces de défense et de sécurité (Fds) ont appris des évènements de mars 2021’’.

Devant ‘’ces violences exercés sur le leader de Pastef’’, ‘’Y En A Marre en bouclier autour de Sonko’’, affiche le journal ‘’L’Info’’. Selon son coordonnateur, Alou Sané, +même pour se soigner, il a fallu à Ousmane Sonko qu’il fasse un post pour qu’on le laisse sortir de sa maison, c’est inacceptable dans un Etat de droit digne de ce nom. Nous n’allons plus laisser faire. Trop c’est trop, il faut que Macky Sall s’arrête. Aucun démocrate n’est capable de se taire face à cette situation. Y En A Marre va engager le combat contre l’instrumentalisation de la justice sénégalaise à des fins politiques, la restriction des libertés et la troisième candidature jugée anti constitutionnelle du Président Macky Sall à la Présidentielle de 2024+’’, souligne la publication.

‘’Y En A Marre dit basta’’ , écrit à sa une ‘’L’AS’’ qui revient sur ces violences politiques et du silence des religieux.

‘’Sud Quotidien’’, quant à lui, appelle à l’apaisement de la tension politique sous le titre ‘’Macky mis en demeure’’.  Alioune Tine, président fondateur d’Afrikajom center déclare +nous avons un contentieux électoral prématuré sur l’éligibilité des candidats en 2024 et non une banale affaire de diffamation+. Alors que Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty Sénégal, affirme que+Le Président doit respecter les libertés civiles et politiques, faire en sorte que lorsque l’opposition veut manifester, qu’elle puisse le faire pacifiquement+. Pour Alassane Seck, président de la ligue sénégalaise des doits humains (LSDH) +le président doit aujourd’hui incarner son vrai statut de ‘’père’’ de la nation, chef de l’Etat pour permettre à la paix de s’installer à nouveau dans le pays+’’, indique la parution.

Dans un volet social, ‘’Le Soleil’’ prête la parle à Idrissa Baldé, secrétaire exécutif de la Commission nationale de régulation des loyers des baux à usage d’habitation sous le titre ‘’+La commission peut s’autosaisir+’’.

Au Gabon, « L’Union » souligne que le nombre de personnes interpellées par la justice, suite au naufrage du mini ferry Esther Miracle, au large de Libreville, ne cesse de s’accroître. À la date du jeudi 17 mars, soit un semaine après le drame, 33 personnes avaient été interpellées, ajoute le journal.

La liste est peut-être loin d’être close, mais marque déjà 33 personnes interpellées dans le cadre du naufrage de l’Esther Miracle, poursuit-on, notant que c’est le procureur de la République près du tribunal de première instance de Libreville, André Patrick Roponat, qui l’a fait savoir.

Le président gabonais, Ali Bongo Ondimba, s’est engagé à faire toute la lumière sur ce drame, lors de son premier passage au Port môle de Libreville, au lendemain du naufrage, précise le quotidien, indiquant qu’une annonce qui ne cesse jusque-là de se traduire en acte, avec une multiplication d’interpellations et des gardes à vue.

Parmi ces mis en cause, figurent en bonne place des responsables de l’administration gabonaise, à l’instar des directeurs généraux de la Marine marchande et leurs collaborateurs de Libreville et Port-Gentil, et des responsables de l’armateur du navire Royal Coast, relève-t-on.

Au Nigeria, « The Nation » écrit que la Commission électorale nationale indépendante (INEC) a dissipé la controverse concernant l’attribution d’un contrat d’impression de matériel électoral à Binani Printing Press Limited.

Binani Printing Press Limited a été liée à Aishatu Dahiru Ahmed Binani, candidate du Congrès des progressistes (APC) au poste de gouverneur dans l’Adamawa, indique le journal, ajoutant, en revanche, l’INEC a déclaré qu’elle ne figurait pas sur la liste des directeurs de l’entreprise.

Le contrat, d’une valeur de 434 millions de nairas, a été attribué pour l’impression des feuilles de résultats électoraux et des documents de sécurité pour les élections générales, précise le média.

Dans un communiqué, Festus Okoye, commissaire national de l’INEC et président de l’information et de l’éducation des électeurs, a déclaré que le contrat avait été attribué à l’issue d’un appel d’offres concurrentiel et transparent, poursuit-on.

Il a ajouté que l’INEC s’était assurée qu’un processus d’inspection de diligence raisonnable avait été mené et que le candidat au poste de gouverneur de l’APC n’était pas listé comme l’un des directeurs de Binani Printing Press Limited.

Sur un autre registre, le quotidien rapporte que la Banque africaine de développement (BAD) et certains partenaires ont officiellement lancé un nouveau programme d’investissement dans les entreprises numériques et créatives (iDICE), avec des investissements d’une valeur totale de 618 millions de dollars.

L’initiative devrait attirer des investissements directs dans plus de 200 start-ups technologiques et créatives, et fournir des services non financiers à environ 450 petites et moyennes entreprises de technologie numérique, ajoute la publication.

Avec un potentiel de 6,4 milliards de dollars pour l’économie nigériane, l’iDICE devrait créer six millions d’emplois pour les jeunes Nigérians, fait-on savoir.

En Afrique du Sud, la presse consacre de larges commentaires à la grève générale et aux manifestations auxquelles a appelé lundi 30 mars le parti des Combattants pour la liberté économique (EFF-opposition).

The Citizen a, dans ce contexte, fait part des inquiétudes des citoyens et des entreprises de ces manifestations qui pourraient dégénérer en violences et pillages, rappelant les émeutes de juillet 2021 qui ont ravagé les provinces de KwaZulu Natal et Gauteng, causant plus de 450 morts et des dégâts économiques énormes estimés à plus de trois milliards de dollars.

Le journal estime que la grève nationale de lundi enverra un message fort au gouvernement selon lequel les Sud-africains ne resteront plus les bras croisés alors que leur pays se détériore.

Il a indiqué que le syndicat Saftu s’est joint aux combattants de la liberté économique dans leur appel à des manifestations nationales pour exiger que le gouvernement s’attaque aux nombreux problèmes auxquels le pays est confronté, notamment une corruption rampante dans toutes les institutions, un taux de chômage record (plus de 34 pour cent), une criminalité hors de tout contrôle et une crise économique aigue.

La publication a cité des propos du Secrétaire général de Saftu, Zwelinzima Vavi, qui a déclaré : « Tous ceux qui croient que l’Afrique du Sud est désormais insoutenable et que l’État est devenu défaillant doivent se rendre le 20 mars dans les rues pour envoyer un message : ne nous dites pas de croiser les bras et ne rien faire ».

Idem pour The Star qui rapporte que les forces de la police et celles de la défense nationale sud-africaines sont en état d’alerte maximale pour faire face à toute éventualité.

Au volet social, Sowetan se félicite du dénouement de la crise suscitée par la grève du syndicat du personnel de l’éducation et de la santé Nehawu qui a paralysé plusieurs hôpitaux du pays. Le journal rapporte, à cet égard, que le gouvernement a déposé une offre salariale révisée de 7% pour l’exercice 2023/2024, en hausse par rapport à l’offre initiale d’une augmentation de 4,7% et qui a été rejetée par le syndicat.

En Ethiopie, « The Ethiopian Herald » consacre son éditorial à la sécheresse qui frappe l’Afrique de l’Est en soulignant la nécessité d’apporter des réponses urgentes pour sauver des millions de vie dans cette région du continent.

L’Afrique de l’Est, et en particulier certaines parties de la Somalie, de Djibouti, de l’Éthiopie et du Kenya connaissent une pire sécheresse et des températures les plus chaudes, relève l’éditorialiste qui cite les agences onusiennes.

De vastes régions de l’Éthiopie, qui comprennent certaines zones des Etats régionaux d’Oromia, de Somali et du Sud, sont gravement touchées par la sécheresse qui a causé la perte de millions de têtes de bétail, déplore l’éditorialiste.

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