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Côte d’Ivoire-AIP/ L’UNESCO souligne la fragilité de la liberté de la presse face au COVID-19 en 2020 (Communiqué)


  23 Décembre      11        Médias (1569),

   

Abidjan, 23 déc 2020 (AIP)- L’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) a condamné mercredi 23 décembre 2020, le meurtre de 59 professionnels des médias en 2020, dont quatre femmes, exposant ainsi, la fragilité de la liberté de la presse dans le monde en cette période de Covid-19.

Les défis à la sécurité des journalistes ont été exacerbés par la pandémie. La crise qu’elle a déclenchée a menacé la viabilité et la survie même des médias, notamment en raison de la perte massive de revenus publicitaires, générant un environnement encore plus précaire pour les travailleurs des médias avec de nouveaux défis à leur droit de chercher, recevoir et transmettre des informations.

En plus de la sécurité des femmes journalistes qui reste une source de préoccupation majeure. Ciblées pour leur profession et leur sexe, elles sont particulièrement visées par le harcèlement en ligne et la violence sexiste. L’UNESCO et le Centre international des journalistes (ICFJ) ont de ce fait lancé en octobre 2020, une enquête mondiale sur la violence en ligne contre les femmes journalistes et les mesures à prendre pour lutter contre. 73% des femmes journalistes qui ont répondu ont déclaré avoir subi des violences en ligne dans le cadre de leur travail et 20% ont déclaré que le harcèlement virtuel avait été suivi d’abus ou d’attaques physiques.

« En 2020, nous avons été les témoins, peut-être de manière inédite, de l’importance du journalisme pour nos démocraties et pour la protection des droits de l’homme. », a déclaré la Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, dans un communiqué de l’institution.

« Toutefois, la pandémie a également été une ’’tempête parfaite’’ qui a affecté la liberté de la presse dans le monde entier. À l’aube d’une nouvelle année, j’appelle toutes les parties prenantes à défendre l’information en tant que bien public. Protéger le journalisme, c’est protéger la vérité », a-t-elle ajouté.

Dans l’ensemble, l’année 2020 a été marquée par l’un des bilans les plus bas enregistrés par l’UNESCO dans la dernière décennie, au cours de laquelle 888 journalistes et travailleurs des médias ont payé le prix ultime pour informer le public. En 2019, l’UNESCO avait condamné les meurtres de 57 journalistes, 99 en 2018, a poursuivi le communiqué.

Le rapport 2020 de la Directrice générale de l’UNESCO sur la sécurité des journalistes et le danger de l’impunité, publié à l’occasion de la Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes, célébrée le 2 novembre, révèle que l’impunité pour les crimes contre les journalistes continue de prévaloir, en dépit d’une amélioration minime en 2020 (87% contre 88% en 2019).

Si les améliorations récentes restent à confirmer dans la durée, les conditions de travail des professionnels des médias restent préoccupantes partout dans le monde. Non seulement y a-t-il encore un trop grand nombre de meurtres mais les agressions et le harcèlement continuent de monter en flèche.

L’année 2020 a mis en évidence les dangers auxquels les journalistes sont confrontés lorsqu’ils rendent compte de mouvements de protestation tels que « Black Lives Matter » et d’autres manifestations un peu partout dans le monde. Dans sa note d’information sur la sécurité des journalistes lors de la couverture de tels événements, l’UNESCO a recensé 125 manifestations dans 65 pays au cours desquelles des professionnels de la presse ont été pris à partie, voire arrêtés entre le 1er janvier 2015 et le 30 juin 2020.

Pour faire face à ces défis, l’organisme a entre-autres, renforcé ses programmes de sensibilisation, s’est engagée avec la profession judiciaire à lutter contre l’impunité. Cette année, l’institution a lancé une nouvelle initiative visant à promouvoir la transparence des plateformes internet, essentiel pour garantir une approche fondée sur les droits de l’homme face à des problèmes tels que la désinformation et les discours de haine.

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