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Revue de la presse quotidienne internationale africaine (RPQI-Afrique)


  20 Avril      20        revue de presse (625),

 

Dakar, 20/04/2023 -(MAP)- La presse africaine a consacré, jeudi, ses principaux commentaires et titres à la Une à plusieurs sujets d’actualité, notamment les divergences survenues au sein de la coalition présidentielle au Sénégal, l’adoption d’un décret portant convocation du collège électoral pour les élections régionales et municipales de septembre 2023 en Côte d’Ivoire, l’approbation de plusieurs contrats par le Conseil exécutif fédéral au Nigéria et l’invitation adressée par le Président gabonais à son homologue chinois pour effectuer une visite d’État au Gabon.

Les journaux s’intéressent également au lancement d’un nouveau parti politique en Afrique du Sud, à la situation au Soudan et à la problématique de la sécurité routière au Kenya.

Au Sénégal, « Sud Quotidien » s’attarde sur les divergences survenues au sein de la coalition présidentielle. Il écrit à ce sujet que la suite de la sortie du président du parti Rewmi, par ailleurs président du Conseil économique, social et environnemental (Cese), Idrissa Seck, sur une troisième candidature du président Macky Sall et sa volonté personnelle plus affichée de briguer le suffrage des Sénégalais en février 2024, a fait réagir plus d’uns.

Certains qui réclament être des proches de la mouvance présidentielle souhaitent qu’il soit dessaisi de ses fonctions de président du Cese, note le journal. Toutefois, un clash entre ces deux alliés, Macky Sall et ldrissa Seck, semble n’arranger ni le camp présidentiel encore moins le parti Rewmi.

« En effet, à quelques mois de la Présidentielle de février 2024, qui est déjà source d’une forte tension politique, le président Macky Sall s’ouvrira ainsi un autre front de plus et d’autres adversaires, si le divorce venait à être consommé », estime la publication.

« Faire face à une opposition politique déjà qui ne cesse de percer, malgré qu’elle soit rudement impactée par les déboires judicaires d’un de ses leaders, peut-être le plus adulé, est déjà pesant pour le pouvoir qui multiplie des stratégies pour contenir cette déferlante. Aussi, en cas d’un second tour d’une élection présidentielle, où le candidat Macky Sall déjà contesté serait un des protagonistes, il serait très difficile de trouver une alliance pour la coalition Bennoo Bokk Yaakaar », commente le journal.

Pour sa part, « Le Soleil » indique que huit Conseillers sur douze ont décidé de bloquer le fonctionnement du Conseil économique, social et environnemental, précisant que lors d’un point de presse tenu, mardi soir, ils ont accusé le Président ldrissa Seck « de faire preuve d’un absentéisme qui bloque le bon fonctionnement de l’institution ».

La politique de la chaise vide adoptée par huit membres du Bureau du Conseil économique, social et environnemental, lors d’une réunion en ligne de l’institution, mardi dernier, est un «acte grave de rébellion», selon son Président, fait savoir le quotidien, soulignant que le leader du parti Rewmi a assuré avoir transmis au Chef de l’État un compte rendu de ces faits.

Avec cette crise, « les institutions de la République sont à l’épreuve des combats politiques », fait remarquer « L’Observateur ».

Le spécialiste du management public Pathé Ndiaye, ancien directeur du Bureau Organisation et Méthodes, interrogé par le même journal, considère la crise entre Idrissa Seck et les frondeurs du CESE comme « la conséquence de la politisation de l’administration et des institutions de la République ».

En Côte d’Ivoire, ’’Fraternité Matin’’ indique que le Conseil des ministres a adopté, sur proposition de la Commission électorale indépendante (CEI), un décret portant convocation du collège électoral pour les élections régionales et municipales qui se tiendront le samedi 2 septembre 2023.

L’information a été donnée mercredi par le ministre de la Communication et de l’Economie numérique, Amadou Coulibaly, porte-parole du gouvernement, à l’issue du Conseil des ministres, précise la publication

Les bureaux de vote s’ouvriront à 8 heures pour se refermer à 18 heures, a déclaré le porte-parole du gouvernement, ajoute le journal.

Pour sa part, ’’Linfodrome’’ informe que dans le cadre de la lutte contre le fléau des produits médicaux contrefaits qui prend de l’ampleur en Côte d’Ivoire, le gouvernement a décidé de ratifier la Convention du Conseil de l’Europe sur la contrefaçon des produits médicaux et les infractions similaires menaçant la santé publique, adoptée le 28 octobre 2011 à Moscou.

Selon le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, cette convention dénommée Médicrime, est le tout premier instrument international visant à incriminer clairement la fabrication, la fourniture et le trafic de tous produits médicaux contrefaits, ainsi que la fabrication et la fourniture non autorisées de produits médicaux et la mise sur le marché de dispositifs médicaux ne remplissant pas les exigences de conformité, rapporte le média.

Au Nigeria, « The Guardian » écrit qu’à moins de 40 jours de l’échéance, la réunion du Conseil exécutif fédéral (FEC) présidée par le vice-président Yemi Osinbajo a approuvé mercredi plusieurs contrats se chiffrant en milliards de nairas.

En outre, malgré l’avertissement lancé mardi par deux avocats principaux du Nigeria qui ont demandé au procureur général de la Fédération, Abubakar Malami, d’obéir à une ordonnance du tribunal concernant un litige sur le projet de modernisation de l’e-douane de plusieurs millions de nairas, le FEC a approuvé hier la mise en œuvre du projet de modernisation du Service des douanes du Nigeria (NCS) à un concessionnaire, fait savoir le journal.

Le nom du concessionnaire est Batman Security Consultants and Suppliers Limited en tant que sponsor du projet, Africa Finance Corporation (AFC) en tant que principal financier, tandis que Weyway technologists sera formé en tant que principal fournisseur de services techniques, indique le média.

Selon une source, « le consignateur nous a fourni une garantie de 9 millions de dollars pour la réalisation satisfaisante du projet. Il dispose également, en tant que preneur ferme, d’une facilité de crédit d’un montant de 300 millions de dollars pour financer la première phase du projet. L’accord de partage des recettes prévoit que 45% des recettes du système global de services d’importation reviennent au concessionnaire et 55% au gouvernement fédéral, ainsi que 25% des recettes du système de supervision des exportations nigérianes et 75% au gouvernement fédéral », précise la publication.

Au Gabon, « L’Union » écrit que le Président, Ali Bongo Ondimba a invité officiellement, mercredi, son homologue chinois à effectuer une visite d’État au Gabon en 2024, à l’occasion du cinquantenaire des relations diplomatiques entre la Chine et le Gabon.

«Le chef de l’Etat a officiellement adressé une invitation à son homologue chinois pour effectuer une visite d’Etat au Gabon à l’occasion du cinquantenaire des relations diplomatiques entre nos deux pays et dont la célébration se déroulera au cours de l’année 2024», indique le journal, citant un communiqué de la Présidence gabonaise.

Le Président de la République s’est félicité de la coopération multisectorielle qui lie les deux pays d’une part et de l’appui multiforme du Gouvernement de la Chine dans la réalisation de plusieurs projets de développement d’autre part, poursuit-on.

La coopération entre la Chine et le Gabon date de 1974, soit 50 ans, se félicite le journal, notant qu’elle s’est érigée du stade de coopération politique et diplomatique pour le niveau partenariat global, avant d’aboutir, à ce jour, au niveau de partenariat stratégique global.

En Afrique du Sud, « Sunday Times » revient sur le lancement d’un nouveau parti politique baptisé « Rise Mzansi » (Hisser l’Afrique du Sud), décrit comme une « alternative politique » centrée sur le peuple.

Le fondateur du parti, Songezo Zibi, qui a présenté à Johannesburg les idéaux de cette nouvelle formation politique, a expliqué qu’il compte participer aux élections présidentielles prévues l’année prochaine, rapporte le journal.

Il a précisé que le Congrès national africain (ANC), parti au pouvoir depuis la fin de l’apartheid, « représente l’échec, le désespoir, l’incompétence et la corruption ».

« Des millions de ses propres partisans méritent un meilleur foyer politique, un foyer qui prenne leurs rêves au sérieux au lieu de les utiliser comme prétexte pour l’enrichissement personnel et le contrôle du pouvoir », a déclaré M. Zibi.

Pour sa part, « The Mail And Guardian » indique que l’Afrique du Sud a des problèmes socio-économiques profondément enracinés tels que l’inégalité et le chômage.

« Son taux de chômage, y compris les personnes qui ont renoncé à chercher un emploi, est très élevé à 42,5 %, explique le journal, notant que le pays figure aussi parmi les plus inégalitaires au monde.

À cet égard, il explique que les inégalités restent principalement marquées par la « race », l’économie étant majoritairement détenue par la minorité blanche, près de 30 ans après la démocratie.

En Ethiopie, « The Ethiopian Herald » revient dans son éditorial sur la situation au Soudan en relevant que la stabilité et la paix de ce pays sont également importantes pour les pays voisins et la région.

Au Soudan, la paix et la stabilité sont importantes non seulement pour le pays, mais aussi pour toute l’Afrique de l’Est, ainsi que pour le continent dans son ensemble, souligne l’éditorialiste, notant que la communauté internationale est appelée à jouer son rôle pour négocier et assurer la paix au Soudan avant que la situation ne s’aggrave.

L’éditorialiste rappelle que le gouvernement éthiopien dirigé par le Premier ministre Abiy Ahmed a joué un rôle remarquable dans l’instauration de la paix entre les parties en conflit au Soudan en juin 2019, ce qui a contribué à la stabilisation du pays et la prévention d’éventuelles crises au Soudan et dans la région, souligne-t-il.

Actuellement aussi, l’Éthiopie a appelé les forces rivales à recourir à des moyens pacifiques pour régler cette crise, note l’éditorialiste, rappelant dans ce sens les appels du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine et de l’IGAD.

Au Kenya, Daily Nation continue de s’intéresser à la problématique de la sécurité routière, déplorant que le carnage endémique sur les routes refasse surface.

Au cours des derniers jours, 22 personnes ont été tuées dans des accidents à travers le pays qui ont été imputés au non-respect des règles de sécurité routière, souligne le journal, notant que les statistiques sont inquiétantes.

Citant plusieurs accidents mortels survenus ces derniers jours dans plusieurs régions du pays, l’éditorialiste prévient qu’à ce rythme, le taux moyen annuel de 3.000 morts sur les routes pourrait, encore une fois, être dépassé cette année.

Les principales causes d’accidents sont l’imprudence, la vitesse et l’utilisation de véhicules en mauvais état, indique-t-il, évoquant également la responsabilité de la police et des agences routières.

Par ailleurs, l’auteur de l’article souligne l’augmentation, récemment, des accidents d’autobus scolaires, faisant savoir que le gouvernement a demandé au ministère de l’Intérieur et à celui des Routes et des Transports de prendre les mesures qui s’imposent pour pallier ce fléau.

Il est urgent d’appliquer strictement le code de la route pour améliorer la sécurité routière, en particulier pendant la longue saison des pluies, lorsque la visibilité est mauvaise et que les surfaces des routes sont glissantes à cause de l’humidité, insiste-t-il, notant que la tendance morbide du carnage routier doit s’arrêter.

Au Rwanda, The New Times s’intéresse à l’affaire du projet immobilier appelé Kwa Dubaï, faisant savoir que l’homme d’affaires propriétaire du projet, Jean Nsabimana, est en détention, ainsi que quelques autres anciens responsables du district de Gasabo.

Citant le porte-parole du Bureau d’enquête rwandais, Thierry Murangira, le journal fait savoir que tous les suspects ont été appréhendés pour des crimes d’abus de leurs fonctions, relevant qu’outre Nsabimana, la liste des personnes arrêtées comprend l’ancien maire du district de Gasabo, Stephen Rwamulangwa, l’ancien vice-maire du district, Raymond Chrétien Mberabahizi, l’ancienne Directrice du One Stop Center du même District, Jeanne d’Arc Nyirabihogo et l’ingénieur Jean-Baptiste Bizimana.

Tous ces responsables étaient en fonction lorsque le projet a été construit en 2015, précise la publication, notant qu’une nouvelle évaluation, dévoilée par le maire de Kigali, a montré que 54 des 114 maisons d’un étage ont besoin de réparations, tandis que les sept maisons de deux étages présentent des problèmes structurels qui nécessitent plus d’attention.

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